LE TEMPS DES GRACES
le temps des grâces
ce moment désuet de silence
où l'on remercie celui ou celle qui nous permet
de nous nourrir
dieux de la terre, des arbres, de la pluie ou du vent
dieux invisibles et pourtant si présents
qui déposent les graines
qui aident l'homme dans sa peine
et celui-ci leur rend hommage
et si l'on oublie aujourd'hui ces moments
le film vient nous rappeler les liens étroits
qui continuent de nous unir avec la terre
cette masse qui pour
peu qu'on la traite avec soin et respect
nous offre tout l'année et gratuitement
ses fruits et ses arômes
rapport homme/végétal
rapport homme/minéral
rapport homme/animal
notre vie n'est qu'une relation permanente
avec l'univers qui nous entoure
et si l'on ne se soucie plus de l'équilibre qu'il demande
la nature risque bien un jour
de nous montrer son courroux
et je ne tiens pas à assister à ce drame
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Contribution de Richard Rumiano
Un film documentaire pour voir des paysages, des femmes et des hommes qui ont vu peu à peu les campagnes se transformer ; qui en parlent avec ce qu'il faut de silences pour que nous entendions.
Un film où l'espoir est mince mais existant (oui cap tu as raison :-)). On y apprend des choses sur l'infiniment petit, qui nourrit les sols ; et puis aussi que les haies ont disparu pour laisser place à des champs immenses. Exit les chemins sous les arbres qui les traversaient. Place aux compteurs EDF annonciateurs de la toute prochaine construction d'un lotissement dont l'uniformité des habitations n'aura d'égale que sa laideur.
On nous dit que nous n'avons pas tous les moyens pour la qualité ;c'est sûr, rien de vraiment nouveau sous le soleil. Le hard-discount est devenu une, si ce n'est LA réponse des politiques.
Et puis cet homme qui plonge sa main de terrien dans la tourbe ; qui en ressort ses doigts recouverts de cette boue si riche, qu'elle ne fera certes pas pousser du blé, mais qui jouera le rôle déterminant sa présence.
On est dans du fragile, du périssable.
On sent quand même l'humus par en-dessous (delà) les lignes à haute-tension :-))
Deux heures qu'on ne voit pas passer.
Amitiés
R
PS : le film est précédé du court-métrage d'un collectif de cinéastes soutenant les sans-papiers. C'est EDIFIANT ! je ne sais pas si sa diffusion se fait "simplement" en avant-première de celui dont je viens de vous causer, mais il est VRAIMENT souhaitable qu'il soit montré et vu pas un maximum de personnes...