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Le blog de didier falleur pensées nomades

autres proses (seguin, lozère, ventoux,

didier falleur

un pied devant l'autre
et l'autre qui suit
les yeux fixés sur l'horizon
je poursuis vallées et vallons
cols arides
à cheval sur les monts
Lozère, Aigual et autres noms
encore.....

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Mont Ventoux
tel ton Fujiyama
se dresse au dessus des nuages
neiges célestes
sable immaculé

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toi dans ton train
et moi dans celui de la vie
qui coule
comme l'eau
qui se raréfie
aurons nous tous assez à boire
serons nous tous lassés de voir
les enfants nous fixer du regard
et nous demander ?
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pont traversé de droite à gauche
grande randonnée m'emporte
le long du fleuve
paris toujours aussi belle
m'accueuille sous une pluie de grèle
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et tout à coup tout devient moche
rues sombres
devantures qui accrochent
le regard de leurs slogans immondes
enfilade de médiocrité mercantile
ou sont les visages souriant
ou sont les rires des enfants
qui jouent
par la fenêtre
la vie des gens s'affiche sans gloire
occupés qu'ils sont à boire
à regarder leur peau qui s'effrite en lambeaux
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un groupe de femmes noires
rentre dans le wagon
et le niveau sonore atteind le mur du son
les enfants jouent comme à la maison
elles sont six, sept
les chaussures peintes en bleu sur leurs pieds
nus dans les sandales
je ne sais pas de quoi elles parlent
mais les conversations vont bon train
animées par quelques histoires
qui les font rire
et commentées toujours aussi fort
alors les sourires naissent tour à tour
sur les visages des spectateurs
charmés par ce joyeux brouhaha
elles doivent venir du mali ou du niger
je demande à mon voisin et c'est bien ça
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rivière paisible
que vient troubler la risée
rivière limpide
qui sait garder ses secrets
falaises abruptes
refuge de rapaces aux aguets
immense cathédrale de pierre
qui au loin nous rappelle
aux grottes des hommes effrayés

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petit luberon
combe sauvage
chevreuil éffarouché
par notre intrusion
cirque de calcaire
repos des oiseaux
le souffle court
nous grimpons
et nous voyons ce que nous cherchons

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la feuille de chataigner
pleure son arbre
rongé par la maladie
elle forme des tapis
qui volent sous nos pieds
les bancelles de pierres
se souviennent
du temps où les hommes
prennaient soin d'elles
ils sont partis
et elles séffondrent doucement
pays de cévennes
innonde nos yeux
de tes ligne aériennes
répétées comme un  infini poème
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le tanin du sapin
marque ma main
de trainées sombres
je suis ce chemin
je suis moi-même
je suis cette ombre
qui parfois me précède
qui parfois me cotoie
qui parfois reste à la traîne
mais toujours présente
                                                                Cévennes 17/18 Mars
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je dis il est 22
en fait il est 16
c'est à ce nouveau jeu
que l'on joue
avec captain Balèze
on parie chacun son tour
sur l'heure qu'il peut  être
et puis on vérifie
si c'est tout proche on dit oufti
ou alors très fort ...très très fort....
parfois c'est raté
alors on rigole aussi....

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le coton soyeux du ciste
caresse ma joue
tout le long de cette piste
mes pas font attention à tout
à l'araignée qui s'enfuit effrayée
à la fourmi qui traverse sans regarder
le lézard qui se faufile ne craint rien
il est bien trop rapide
pour le prendre dans la main
l'arche de pierre bondit
en travers du chemin
Porte et Aiguilles de Valbelle
emmerveillent mes yeux mutins
printemps aux fleurs naissantes
au loin, vallée verdoyante
je traverse ces paradis
loin de la foule et des bruits
chemins qui serpentent
qui montent descendent les pentes
et dans cette nature qui m'enlace
je me laisse emmener ennivré
jamais je me lasse

entre GR99 et GR 9        09/04/07
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il me prend souvent cet étourdissement
dans les premiers instants de la marche
comme si je pénétrais doucement
dans un autre état de conscience
à l'entrée des fleurs et des arborescences
du monde animal
des insectes et des autres vivances
est-ce le souffle qui change
le coeur qui modifie son rythme
le sang qui coule dans mes veines
vient battre à me tempes
et mes muscles se réveillent

 

 

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