Encore une belle journée
Encore une belle journée
Elle a commencé comme d’habitude, réveil à 7h00, petit déjeuner alors que le jour se lève doucement puis, vers 9h30, je me rends à la boulangerie récupérer le pain que j’ai commandé et il vaut mieux sinon on n’a rien et comme mon amie allemande, couturière de métier et qui est réapparue dans la ville m’a demandé de lui en prendre, il vaut mieux vraiment arriver tôt.
Et déjà du monde
pour acheter ses délices
Les sacs se remplissent
Je passe ensuite à la librairie dire bonjour aux libraires… l’apiculteur débarque aussi, on en profite pour dire des bêtises bien installés sous l’air chaud du ventilateur. Tout cela prend un bon moment le temps de jeter un œil sur les rayons et de voir les nouveautés. Livraison du pain sur le retour. Ça caille vraiment, tout le monde est emmitouflé sous plusieurs couches et même avec les gants, trop légers, j’ai les doigts gelés.
On rentre à la maison, faut préparer à manger.
L’après midi, je décide d’aller à la médiathèque d’Arles, des trucs à rendre et comme j’ai de nouveau un lecteur DVD qui fonctionne, je vais faire le plein de films. En bus, 1€ et 25mn y’a pas mieux. Il fait grand beau et en l’attendant, tout le monde se met au soleil pour profiter de ses rayons. J’engage la conversation avec un jeune couple qui voit mon vélo. Le papa en fait aussi et à l’air aussi accroc que moi. Tout à coup, une noria de grosses bagnoles passent devant la gare...Mercos et Cayenne et c’est justement ce type de caisse qui vient récupérer le jeune couple. Je leur fait remarquer que c’est pas terrible….un ange passe.
Médiathèque, tout le monde est là et on se souhaite une bonne année. Je rends ‘’Crésus’’ de Giono et Hélène me fait bien remarquer que les scènes où Fernandel distribue les liasses de billets se situent à Saumane où elle habite maintenant. Tout se passe sur la montagne de Lure et les environs, le domaine de Giono. Je repars avec : ’’La maison jaune’’ de Amor Hakkar (Algérie), ‘’Jofroi’’ de Pagnol (1933), ‘’La fille du puisatier’’, Pagnol (1940), déjà vu mais c’est tellement excellent que ça se revoit très bien, ‘’Un nommé Cable Hogue’’ Sam Peckinpah (1970), ‘’Le fossé Fengming’’ Wang Bing (201), ‘’Alphaville’ de Godard, Ours d’Or Berlin 1965 plus les Hitchcock à voir sur FranceTV (L’homme qui en savait trop et Saboteur), j’ai de quoi tenir un petit siège.
Retour ? Le bus est dans 35mn… si je calcule bien, je serai arrivé en même temps que lui si j’y vais à vélo. J’y vais à vélo et ce n’est pas le petit vent de face qui va m’en empêcher. La buse est toujours là et décolle devant moi. Je vois les caténaires des trains qui longent la voie cyclable. Arrivé à l’usine à papier, la lumière est outrageusement belle. Je fais quelques photos. Je pourrais me croire à Baïkonour avec la tour métallique de l’usine qui ressemble à une fusée. d'ailleurs, elle décolle au moment où je passe et Olivia la regarde aux jumelles.....
5h00, il est temps que j’arrive car le froid est tombé. La maison m’accueille. Encore une belle journée.
Des amis cyclistes m'envoient de photos prises sur la cote d'Opale... on ne va pas se plaindre de la météo....ils font concurrence avec le Jura ???
Le lendemain, j’ai rendez vous avec mes amis de Beaucaire pour participer à un rassemblement contre la loi immigration Darmanin. Départ 10h00. Dans ce couple, c’est madame qui conduit tout le temps car monsieur est aveugle et cela leur donne droit de se garer sur des places réservées dites ‘’pour handicapés’’. Vous le croirez ou pas mais la majorité des places sont occupées par des voitures n’ayant pas le droit de s’y garer, parfois tout de même si, mais faute de place nous sommes obligés de nous réfugier dans un parking. Pourtant le panneau indique clairement : ‘’Si tu prends ma place, prends mon handicap’’. Rien à fout’ visiblement. Mon sang ne fait qu’un tour et la dernière rencontrée a droit un un lattage en bon et due forme sur sa belle portière toute blanche. Une belle petite 206 cabrio avec un beau A collé. A comme abruti.e ??? Bonne pour un petit passage en carrosserie et pas de pot j’avais mis mes bottes canadiennes fourrées et elles sont bien costauds, j’ai rien senti.
On peut rejoindre la manif. J’ai bien été voir du coté de la C5 mal garée également mais elle était dans un tel état de décrépitude que mon coup de pied serait passé totalement inaperçu ! Gardons nos forces pour les luttes à venir.
Pas grand monde à notre arrivée et j’ai le temps d’offrir à mes co-voitureures croissant et pain aux raisins de chez Noailles. De la balle !!!
Nous partîmes quelques uns et nous nous retrouvâmes 500 pour défiler après des prises de paroles qui se répètent un peu trop, tout le monde ayant le même message à faire passer.
‘’C’est pas les immigrés, c’est pas les étrangers qu’il faut chasser
c’est le gouvernement qu’il faut virer’’
‘’ 1ère, 2éme, 3éme génération, nous sommes tous des enfants d’immigrés’’
Petit tour de ville tranquille, on est dimanche et à Nîmes. Arrêt obligatoire devant la préf et retour à la maison avec un déjeuner partagé avec mes amis.
Encore une belle journée
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