De Lodève à Sète à vélo
Depuis la terrasse de la maison de mes amis de Lodève, située sur les hauts de Grézac, les yeux embrassent un paysage somptueux sur plus de 180°. A gauche, le pas de l’Escalette et ses presque 600m, porte d’accès au plateau du Larzac. Camions et autos grimpent cette cote jour et nuit et on entend parfois le ronronnement des moteurs mais pas plus. Puis dans un balayage vers la droite, les villages de Soubès, Fozières et Soumont. Quelques tours de châteaux pointent vers le ciel. La crête dépasse les 500m puis descend vers la vallée de la Lergue.
Je quitte ce petit paradis et mes amis pour rentrer chez moi. Belle descente vers la ville encore endormie ce lundi matin pour retrouver la Lergue que je longe par la D148. Petite route tranquille que les camions et les flots de voitures n’empruntent jamais. Au carrefour avec la route qui mène à Octon et ses vins fabuleux (Mas des Chimères, Trois Terres…) je me dirige vers le lac de Salagou et la route qui en fait le tour. Elle est interdite aux véhicules et si même un peu dégradée offre un panorama grandiose sur le lac et son périmètre. Ça passe même sans gravel.
Après une petite cote bien raide on reste aux alentours des 200m jusqu’au village du Mas d’Audran. Je replonge jusqu’au barrage, en fait en dessous où je n’étais jamais allé. Beau barrage masse d’une cinquantaine de mètres de hauteur. Il faut tout remonter en face mais ce n’est pas très long. Je rejoins Clermont l’Hérault. Petite pause et arrêt boulangerie pour petite faim.
Brignac n’offre pas grand-chose à voir, Canet non plus sauf son magnifique pont suspendu du 19ème (1845) refait à neuf en 2021.
Après avoir traversé l’Hérault, je prends une route un peu plus circulante (pas le choix) pour la quitter après quelques km vers Puilacher...sans I….qui semble être une immense cave coopérative. De nouveau des petites routes mais la D30E10, tu parles d’un numéro de route, ne se signale pas et je me retrouve à Belarga… tant pis, je prends la D131E11…n’importe quoi, pour retrouver au pif celle qui me mène à St Pargoire ([sɛ̃.paʁ.ɡwa.ʁə] (en occitan Sant Pargòri ['sant par.'ɣɔ.ri]). C’est vraiment un très beau village avec ses deux rues étroites qui enserrent l’église immense pour la taille du village. Très belle petite mairie aussi.
Son histoire à la suite, merci Wikipedia :
L'origine du nom du village vient de Pargoire, riche seigneur corse qui fut martyrisé avec Parthée, Parthénée et Séverin, ses esclaves, à une époque incertaine. Leurs restes ont été transportés à Noli, près de Savone, dans l’ancien État de Gênes, où la cathédrale leur est dédiée. On représente ordinairement saint Pargoire monté sur un cheval entouré de ses compagnons.
Des fouilles et des recherches réalisées sur la commune indiquent que des populations étaient présentes à Saint-Pargoire 3 000 ans av. J.-C. Plusieurs menhirs et dolmens témoignent de leur présence ; dans le tènement de Peyreficade entre Saint-Marcel et la D 2 il y avait le « menhir de Saint-Pargoire » qui était une pierre dressée de 3 m de haut, qui fut détruit dans les années trente, en 1976 on décomptait dans le département de l’Hérault plus de 130 menhirs.
Les abbés de Saint-Guilhem-le-Désert (Gellone) sont les premiers seigneurs de Saint-Pargoire que l’on connaisse. Ils succédèrent sans doute aux seigneurs guerriers qui avaient été préposés à la garde de la Septimanie ; mais lorsque celle-ci fut entièrement soumise, le pays dénommé Miliacus (d’où le nom des Hauts de Miliac) prit le nom de saint Pargoire, martyr auquel l’imposante église fut dédiée.
Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société des amis de la constitution » à sa création en avril 1792. Puis, après la chute de la monarchie, elle change de nom pour « société populaire des sans-culottes montagnards », et compte 142 membres en brumaire an III35. Ce nombre correspond à un des taux d’adhésion les plus élevés du département, en partie explicable par le fait que des membres de la société viennent des communes voisines : Saint-Pons-de-Mauchiens, Cabrials (actuellement à Aumelas), Plaissan, Bélarga, Campagnan, Puilacher. Néanmoins, environ 10 % des habitants de la commune en sont membres, ce qui témoigne de l’engagement de la population locale dans la Révolution.
St Pons de Mauchiens, ça tombe bien c’est le prochain village traversé et c’est aussi typique de la région et très joli. Juste pour vous dire que je ne me promène pas avec un drone mais les images sont piquées à l’internet...merci à lui pour sa précieuse collaboration.
Ensuite, une très belle route vallonnée jusqu’à l’Abbaye de Valmagne ….fermée...et j’arrive à l’Étang de Thau et ses fameuses huîtres et moules dont je ne suis pas du tout un adepte...trop salées...elles ne valent pas les bretonnes…Petite pause picnic à Bouzigues tout de même et son chapelet de restaurants collés les uns aux autres le long de l’étang. Balaruc les bains devrait recevoir la palme de l’horreur architecturale tellement c’est moche.
Ça cogne un peu et vent de face jusqu’à Sète. Je suis deux cyclistes dames qui m’indiquent le chemin pour rejoindre la voie verte. Gare de Sète. Je n’ai pas le temps d’aller me baigner à la plage. Il me faudrait traverser toute la ville et revenir. Je reviendrai...Mon train part dans 45mn… repos….
85km / 760m+ / 5h00
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