Reconfinement - Saison 2 - Semaine 2
Vendredi 1er jour
j’ai la chance d’avoir un rdv à l’hosto pour une consultation avec un toubib qui voudrait m’ausculter le tuyau qui débouche sur le trou de balle. J’y vais, c’est toujours ça de pris sur le temps qui va s’annoncer longuet. Bus, vélo dans la soute, vélo jusqu’à Caremeau, moins de temps que prévu. J’attends un moment, consultation,blabla que j’écoute avec attention. On prend rdv pou plus tard.
Sur le retour, une chose bien plus importante à faire, se rendre chez Instant T, le magasin de bières et ses merveilles, je fais le plein.
Retour à la gare routière, bus, vélo dans le bus et maison.
Samedi,
Je devais partir à vélo jusqu’en Lozère, et ben je pars pas. Ça n’étonnera personne. Je fais un tour jusqu’au Carrouf pour voir s’ils respectent la décision de fermer le rayon librairie. Oui. Le rayon vélo d’Intersport est lui bien ouvert, le reste du magasin est fermé. Drôle d’ambiance.
Dimanche
Le marché est présent. J’y fais un tour pour voir le délire des gens qui s’agglutinent autour des étales. Je retrouve B., un pote. On va se balader dans une ancienne zone industrielle abandonnée : des rails de chemin de fer, des caténaires dépouillés de leurs fils, un gare condamnée, des locaux vandalisés avec des classeurs contenant des modes d’emploi de pose de rails et matériels divers. B me dit qu’il a connu cette gare en service. Un immense hangar vide et une grue qui se voit mangée par les herbes folles. Elle vient de Grenoble.
Sur le retour, j’en profite pour vérifier si le Tabac/presse/cadeaux/papeterie/librairie (je mets librairie en dernier exprès pour bien insister sur le fait que ce n’en n’est pas un même s’il vend des livres) et bien bingo, il n’a pas fermé son rayon librairie. Je lui en fais derechef la remarque en prenant une photo. Ça ne lui plaît pas du tout mais je m’en carre. C’est tout pour aujourd’hui. Ce soir je devais être à Alès.
Lundi
rien de particulier, si, je devais être à St André de Lancize dans les Cévennes.
Mardi
Le marché de Tarascon est maintenu, ça donne de la vie à la ville. La librairie aussi mais elle a adopté le concept ‘Clic et Collect’ et mis un petit bureau à l’extérieur. La boulangerie propose des nouvelles douceurs dont je suis tout de suite devenu fan : un St Genis local (brioche aux pralines) et un cake de folie. Je n’oublie pas ma part de flan mais ça fait longtemps que c’est sorti. Un truc de dingue qui fait concurrence aux meilleurs pâtissiers du monde entier. Qu’on se le dise.
L’après midi, je sors vélo pour me rendre à l’Amap. Belle excuse pour faire 10km à vélo. Je rentre le panier plein de beaux légumes. Je devais être à Florac chez mon pote d’Attac, François.
Credi
Beau temps. Idéal pour ouvrir les fenêtres en grand et faire le ménage. Ça fait une paye. Dans l’aprèm, je me rends à pied jusqu’à la librairie, ça prend plus de temps qu’à vélo et du temps j’en ai en pagaille.
Le livre en cours : « Passages » de Georges Navel. J’ai déjà lu son magnifique « Travaux » où il raconte sa vie d’ouvrier marchant sur les routes et travaillant où on a besoin de main d’œuvre. « Passages » raconte sa jeunesse depuis son enfance en Lorraine jusqu’à sa vie à Lyon. Passionnant que ce « Passages ». Je vous en reparlerai quand je l’aurai terminé. Je devais être à Meyrueis après avoir visité la Brasserie de la Jonte.
Jeudi
Les élections au US montrent que Trump reste le bouffon qu’il a été durant ces quatre années, refusant jusqu’aux résultats des dépouillements des bulletins parvenus par courrier. Je crois même qu’il a tenté de supprimer ou de réduire le service public de la Poste. Rien n’est joué. Ce soir je devais être au Vigan.
Ouf, la première semaine de cette resucée au goût amer se termine sans grand atermoiement. J’ai tellement de chose à faire, à voir, à découvrir que je ne peux vraiment pas dire que je m’ennuie : des films, de la musique, des livres, des histoires. Arte par exemple, propose l’histoire complète de la Guerre de Sécession en 9 épisodes de plus d’un heure et comme il s’agit quand même assez souvent de massacres (plus de 600.000 morts sans compter les civils), d’incompétence des multiples généraux de l’armée de l’Union, Abraham Lincoln en a viré 9 avant de nommer Grant au poste, un épisode à la fois suffit amplement. Mais cet épisode sanglant de l’histoire de ce pays permet de mieux comprendre ce qui s’y passe encore aujourd’hui.
A la semaine prochaine.
Votre correspondant permanent chez lui.