Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de didier falleur pensées nomades

Paris, la preuve par quatre - Deuxième partie, des toiles pas abstraites quoique

didier falleur
Paris, la preuve par quatre - Deuxième partie, des toiles pas abstraites quoique

Dimanche après midi, après les cessions d’intenses réflexions proposées par mon asso préférée, je retrouve Florence et Thierry au Palais de Tokyo, qui se trouve bien à Paris rassurez vous, pour une expo de Tomàs Saraceno intitulée ON AIR. Voila ce que l’on en dit, je copie et cela m’évite de tout répéter (vous en faites ce que vous voulez) :

L’exposition ON AIR se présente comme un écosystème en mouvement, accueillant une chorégraphie à plusieurs voix entre humains et non-humains, où les oeuvres révèlent les rythmes et trajectoires communs, fragiles, et éphémères qui unissent ces mondes. ON AIR se construit grâce à la multitude de ces présences, animées et inanimées, qui y cohabitent.
L’exposition est comme un ensemble, qui révèle la force des entités qui peuplent l’air et la manière avec laquelle elles nous affectent : du dioxyde de carbone (CO2) à la poussière cosmique, des infrastructures et fréquences radio à de nouveaux couloirs de mobilité aériens. Ces histoires invisibles, qui composent la nature dont nous faisons partie, nous invitent à repenser poétiquement notre manière d’habiter le monde – et à réévaluer notre manière d’être humain.

Alors que les activités industrielles prédatrices exploitent la Terre, épuisent ses ressources et menacent d’entières écologies, ON AIR célèbre de nouvelles manières d’imaginer une planète libérée de frontières et d’énergies fossiles, au travers de nouveaux modes de production de la connaissance. De cette manière, l’exposition répond aux défis posés par l’Anthropocène, terme proposé pour décrire une époque de la Terre dans laquelle nous vivons désormais, et qui a débuté lorsque les activités humaines ont eu un impact global sur l'écosystème terrestre. C’est ainsi particulièrement au travers des activités de l’Aerocene, un projet artistique interdisciplinaire initié par Tomás Saraceno, qui cherche à réactiver un imaginaire commun afin de collaborer éthiquement avec l’atmosphère et l’environnement, que les visiteurs sont invités à s’engager collectivement dans un exercice d’harmonisation planétaire.

ON AIR réunit une grande variété de collaborateurs, rassemblant des institutions scientifiques, des groupes de recherches, des activistes, des communautés locales, des visiteurs, des musiciens, des philosophes, des animaux non-humains, des phénomènes célestes, qui participent tous à la vie de l’exposition. Des ateliers, des concerts, des séminaires ouverts au public enrichissent régulièrement une exposition transformée en une vaste « jam-session cosmique », résonnant au rythme des rencontres et d’assemblées nées de nouvelles solidarités entre espèces.

Paris, la preuve par quatre - Deuxième partie, des toiles pas abstraites quoique

Il n’y a pas trop de monde quand on arrive. La première salle est incroyable avec des tableaux de toiles d’araignées dans une ambiance totalement noire. Toiles d’at-tent(s)ion. 76 toiles d’araignées d’espèces différentes créent un monde fascinant ressemblant à des galaxies magnifiques suspendues dans l’espace. Il n’a a aucune séparation entre ces fils tissés et nous et les gardiens doivent répéter sans arrêt de ne pas s’approcher des œuvres.

Dans une autre salle, cinq fils de soie sont captés par une caméra qui transforme leurs oscillations en sons.

Ça plane pas mal.

D’autres salles pour nous transporter dans l’espace, voir des stylos suspendus tracer des toiles seulement mus par des ballons qui flottent, observer une Argyronète accrochée à sa toile ou encore Algo-R(h)I(y)thms où on peut se faufiler dans une immense toile de fils tendus et reliés à des capteurs qui, si on les frotte ou on les pince, produit une vibration. Je reste un bon moment à observer ce ballet parce qu’il fallait attendre presque 50mn pour en jouer.

Je perds mes comparses mais je les retrouve dans une salle où sont exposés des ballons qui nous font rentrer dans l’âge de l’Aerocene.

Fin de la visite après plus de deux heures de déambulation. Il faut bien une bonne pâtisserie de Carette (sur la place du Trocadéro) pour se remettre d’aplomb mais fieu que c’est proutissime, impossible vraiment de vouloir ressembler à ces gens attablés même si un monsieur très gentil et qui lit le journal me dit que le dimanche c'est pas le bon jour pour venir. Mais le Mt Blanc, le Paris-Brest et l’Opéra se laissent bien manger sans aigreur d’estomac même installé.e.s sur un banc. Je laisse tout de même un billet de 100 milliards et les emballages en trop à la serveuse qui rigole bien (on est très bien élevée ici).

Ça suffit pour aujourd’hui.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires