Paris – extension sur les paysages
Au départ du voyage
La chaleur est de mise
Le bus traverse le paysage connu
Pour le train
Je suis en bas
Je n’aime pas
On voit rien d’en bas
Ni les Dentelles de Montmirail
Ni les Trois Becs
Ni le Vercors
Ni les villages de Bourgogne
Mais c’est pas trop grave
Il fait tout gris et on ne voit rien
Paris m’accueille avec le froid
Le paysage est souterrain
Jusqu’au Père Lachaise
Les allées pavées
Les feuillages, les bosquets, les arbres
Les monuments aux morts et elles aussi qui reposent
Le grandiloquents, les connus, les humbles
Les pierres ou les cailloux
Parfois des coquillages
La salle de concert est en bois
Sa chaleur est communicative et aide les sons à se propager
Samedi le ciel est bleu
Le dimanche aussi
Lundi ça se gâte et mardi il neige
Oh pas bien longtemps dans la capitale
Mais sur le chemin du retour
Je verrais un Cantal tout blanc
Et les flocons horizontaux qui tracent la route
Et puis de nouveau le soleil à l’arrivée
La conductrice du bus me raconte ses aventures avec des gilets jaunes
Ils ont bloqué l’entrée d’Arles
Et il faut faire un détour par Fontvieille
Elle s’excuse du retard
Je luis réponds qu’on n’est pas à la bourre
