Voyage à vélo 2018 part too - La Belgique: Bruxelles, Gent, Brugge, Oostende et la cote jusqu'à la frontière française
Jour 8 : Hastière en boucle – 50km
L’orage a grondé dans la nuit mais au matin tout est calme et nous décidons de faire une virée dans la région. Ravel depuis Hermeton puis enchainement de petits villages jusqu’à Treignes pour se restaurer avant la pluie. Elle nous épargnera jusqu’à Chooz (again) mais là c’est le déluge qui s’abat sur nous certainement du aux influences néfastes des ondes nucléaires et jusqu’à la maison. Trempés comme sortis d’une lessiveuse. Heureusement les boissons de Thierry nous remontent bien le moral (Orval de 3 ans et un Ultra violet from behind ze fagots).
Jour 9 : Hastière >> Enine via Dinant et Namur – 76km – voie verte
Beau temps de retour. Nous partons vers 11h00 le temps de ranger et fermer la maison. Thierry m’accompagne (à sa manière) pour ce trajet. La vallée de la Meuse offre des paysages vraiment bucoliques : maisons, châteaux, parcs, forêts, étangs recouverts de nénuphars en fleurs et toujours les familles de Bernaches qui se prélassent au bord de l’eau (mais qui chient aussi partout). Première étape, Dinant et l’inventeur génial du saxo Mister Adolphe Sax. La ville est parée d’instruments peints aux drapeaux de différents pays. La ville a mis longtemps à accepter de représenter l’Allemagne. Le souvenir du massacre de 1914 est encore gravé dans les mémoires mais alors que je veux visiter la ville Thierry refuse et disparait. Je dégotte un Picoleur extra dans une fromagerie. Bon pour le piknik et retrouve Thierry un bon moment après à la recherche d’une terrasse pour se restaurer. Ce sera à Profondeville sur un banc au bord de la Meuse. Un petit marché agrémente le repas d’olives. Nous continuons vers Namur où il doit prendre un train pour regagner Bruxelles mais il me largue de nouveau alors que j’achète des fraises à Wépion (capitale de la fraise Belge). Je recevrai un message m’annonçant qu’il est déjà dans le train. Je ne sais pas si je ferais de lui un compagnon idéal de voyage. Trop tendance à disparaitre ce garçon….
Je devais faire étape à Namur mais il est bien trop tôt pour s’arrêter alors je visite un peu la ville et je continue jusqu’à Enine où je dois retrouver un autre Thierry, ancien collègue de boulot des mes années belges, chez ses parents et par une voie verte tout le long. Cool…..arrivée vers 17h00, douche et soirée tranquille à reparler des bons moments passés ensemble au boulot et de sa vie avec des parents ravis de voir leur fils enfin à la maison comme avant…..Son père est un grand cycliste qui fait des classiques comme Liège/Bastogne/Liège ou Milan San Remo entre autres. Sa mère fait l’assistance. Ils sont marrants tous les deux.
Jour 10 : Enine >> Bruxelles via un peu de voie verte, Jodoigne, Wavre, Overijse, Jesus Eik (ça y est je suis bien en Flandres) des routes et pas mal de trafic – 55km (492km déjà)
J’ai le temps et je le prends pour trainer et saluer tout le monde. Encore une fois, grosse pluie durant la nuit et le matin on voit du bleu. Je suis vraiment verni. Voie verte pour commencer puis des pistes cyclables pas toutes fraiches le long de grandes routes pour continuer. Biocoop (style) à Wavre pour quelques courses. Tout à coup, tout est écrit n flamand, ça y est j’ai passé la frontière linguistique. La piste longe une autoroute et je m’échappe par la forêt de Soignes pour rejoindre l’avenue de Tervuren puis une belle piste cyclable jusque chez mes amis Jeanne et Philippe. Bruxelles…..grande étape de 4 jours pour retrouver les amis et cette ville que j’affectionne pour y avoir vécu 5 années. PAUSE !!!!
Jours 11/12/13/14 – Bruxelles et ses surprises
Comme une soirée au théâtre, La Callas oubliée de Dario Fo mise en scène de Toni Cecchinato et diner en compagnie de Geluck, Toni est mes amis….pas mal comme entrée. Un concert de musique malienne à l’Horloge du sud, un resto chaussée de Wavre dont Jeanne et Philippe sont amis du proprio.
Une bonne partie de la journée de dimanche à visiter Kanal Brut, le prochain musé d’art contemporain installé dans les anciennes usines Citroën avec des œuvres prêtées par Beaubourg en attendant…..génial de se promener dans les allées qui ont vu passer DS et autres merveilles. Nous foulons les rampes, les ateliers de mécanique, de peinture, les vestiaires et lavabos des ouvriers avec encore des noms inscrits sur les portes (qui grincent, une installation) les bureaux et parmi tout ça, des œuvres de Calder, César, Picasso ou John Chamberlain (The Bride, une merveille en pare chocs) des vidéos (Ariane Loze qui propose ‘Archipel de moi’, une fiction où elle incarne une série de personnages en situation) ou encore un studio de cinéma imaginé par Mickael Gondry où une équipe vous aide à réaliser un film de 4/5mn en 4 heures….incroyable…
Une petite balade à vélo de 30km pour retrouver les anciens potes de mon club de rando de l’époque. La surprise de me voir arriver sans prévenir…..
Une promenade dans la ville à fouiller dans les bacs des boutiques de livres d’occasion des fois que…..
C’est tout ça Bruxelles et c’est toujours nouveau.
Quatre pareille à vous peindu à mes couilles ed danse co elle twist am neis – Philippe….super mek. !
Jour 15 : Bruxelles >> Gent par le bazar habituel des sorties de grandes villes. Quelques pistes cyclables et Dendermonde – 80km
Philippe m’accompagne, ancien coureur cycliste et maintenant alpiniste de haut niveau malgré ses plus de septante ans. Donc le bazar pour s’extraire, une quatre voies, des petites routes, une piste cyclable le long de la nationale et Dendermonde pour une pause café sur la belle grand place circulaire. La bière se sera pour plus tard.
Ouf, de Dendermonde à Gand c’est une belle voie verte le long du canal. Calme et sérénité. Nous y arrivons vers 17h00. Je me régale d’une grandiose Gentse Triple et Philippe prend le train pour rentrer. Salut Monsieur !!!
Comme j’ai le temps avant de retrouver mes hôtes de ce soir je reprends la même…c’est pour la soif et les sels minéraux…bien sur….je profite de cette ville magnifique et de ses milliers de vélos qui circulent, des points de vue à tous les coins de rues avant de retrouver Alex et Lisy et leur fils Inty de 3 ans (WS). Des jeunes cyclistes WS bien sur.
La maison est en chantier alors pas de douche mais pas grave, le temps frais ne m’a pas fait trop transpirer. On attendra demain. Elle travaille pour une ONG qui s’occupe de problèmes d’eau en Afrique et Haïti. Lui de faire respecter les règles en agriculture. Deux jeunes passionnants et bien engagés. Le garçon me fait penser à un Mowgli dans une maison de ville avec un trapèze installé dans le salon.
Jour 16 : Gent >> Oostende via Brugge – voie verte le long des canaux – 80km avec les plantades
Grand beau après une bonne nuit. Lisy me donne le topo du trajet (avec le système de nœuds vélo qui parcoure la Belgique) mais le WS de ce soir n’est pas libre alors ce sera hôtel (le premier). Sur le chemin, Brugge et ses milliers de touristes. Je me faufile parmi les hordes mais les pavés sont pénibles mais c’est quand beau même si la ville ressemble à un immense musée à ciel ouvert. Je continue par les canaux mais à un croisement je me trompe de canal et je fais presque marche arrière. Crotte. Demi-tour et +10km. Ah d’accord, je vois l’embranchement que j’ai raté. Faut grimper sur un pont pour changer de rive. Cyclistes, cyclistes, cyclistes, des jeunes, des vieux, des plus vieux, des plus jeunes, tout le monde à vélo et il faut voir une sortie d’école pour le croire. Des couples, des groupes (50 ???) des belles, des rebelles, des familles, ça circule sans cesse sur ces voies cyclables et en toute sécurité. Bravo !!! Des énormes péniches (2000T) naviguent à la queue leu-leu sur cet immense réseau dans le même sens que moi, je les double à l’aise. Après la zone portuaire, j’arrive à Ostende et je trouve un hôtel à 60 balles pour la nuit. Pas trouvé moins cher et l’AJ est fermée. Triple Brugge pas terrible, Rodenbach grand cru pour terminer (pas mal, vieillie en fut de chêne). Diner pizza et balade en bord de mer pour terminer la soirée. Je passe devant le fameux casino Kursaal qui a vu tant de célébrités y chanter. Un splendide cotre rentre au port. Beau spectacle toutes voiles dehors.
https://www.youtube.com/watch?v=VtE_Wg2MILw
Jour 17 : Oostende>>Dunkerque par le bord de mer – 68km
Léger crachin du matin. Yoga sur la terrasse et super petit dej d’hôtel et en route pour Dunkerque. La piste cyclable longe pratiquement toute la cote sauf dans les passages (rares) de dunes et de littoral préservé sinon ce n’est qu’une succession de villes qui se ressemblent avec des barres d’immeubles (souvent très laids) qui font face à la mer, les boutiques identiques qui proposent toutes le même assortiment de cochonneries chinoises et les restaurants au forfait moules frites à 28 boules. La Belgique profite de ses 68km de cote et moi aussi car j’ai le vent dans le dos et la vie est belle même sur la cote belge. Parfois les cabines de plages se prêtent aux décors artistiques, des sculptures égayent le parcours (Expo Beaufort – le Caterpillar de Wim Delvoye) ou une vieille maison résiste à la pression immobilière. Nieuwpoort et les bateaux. J’arrive à La Panne et c’est la frontière et tout à coup, plus de piste cyclable comme si les cyclistes disparaissaient en même temps que cette ligne imaginaire. Plus encore ; les villages reprennent ce caractère désolé de l’abandon, vitrines vides, maisons à vendre et carcasses de voitures. Triste. Bray dunes, Zuidcoote (pour un weekend) et enfin Dunkerque. Je n’ai pas de WS pour ce soir malgré les nombreuses demandes faites mais il y a un bateau qui accueille les cyclistes et je vais me démerder pour savoir où il est. Ça me prend du temps de passer par toutes les capitaineries et les Yachts Club mais un gars sympa me laisse son ordi pour regarder et m’indique le chemin. Enfin je le trouve : il s’appelle Fizz et se trouve devant moi mais point de marins à bord. Il est un peu tôt et je file boire une bonne bière (heu…deux..) sur le port (Lupulus triple bio…une bombe) et je reviens vers 18h30 mais un de leur pote me dit, après leur avoir téléphoné, qu’ils ne seront pas là ce soir alors qu’ils sont marqués comme disponibles. Je vais les pourrir sur le site de WS (ils se sont retirés de l’asso après mon passage…tant mieux). Je me replis sur l’ancienne AJ transformée en hôtel à 45 balles la nuit avec petit dej (naze, tout industriel). Faut bien dormir quelque part. Dunkerque ne m’aura pas laissé un souvenir impérissable. La ville a été salement bombardée et laisse une impression de vide sans véritable centre, immeubles de briques mais heureusement les différents ports et leurs manœuvres de pont levis l’animent bien. Je dine dans un resto branchouille avec musique que personne ne regarde et je demande même de changer de table alors qu’une mère et sa fille passent leur temps à parler fort dans leur portable via une merde du type Ouattsap. Heureusement il y a la Triple Karmeliet pour me réconcilier avec cette engeance. L’ambiance nocturne des quais offre un spectacle bien coloré. Dodo.



























































