De Valencia à Cadiz............................en train
04
avr.
2018
Je dois un peu m'échapper de le routine quotidienne de la maison
le printemps est arrivé on dirait: Je fonce à Valencia. Beau temps prévu. Il serait temps après ces quinze jours de tempête....
Il me reste des expos à voir à l'IVAM (Institut Valenciana de Art Modern)
Miró : Ordre et désordre
Rodchenko : photos et reportages sur un pays (URSS) en construction
et puis je refais un tour à l'expo sur l'abstraction pour revoir le super tableau de Tapiès et ceux que j'ai aimés et aussi un moment devant la pièce de Russell : une image à regarder dans le noir et il n'y avait personne pour me déranger. Une chance !
Puis c'est un grand tour dans la ville, se perdre dans les rues tranquilles, Praza de la Virgen où une vierge immense est parée de fleurs et une merveilleuse odeur qui se répand tout autour.
Puis c'est le départ, en train bien sur. Cadiz, fin del trayecto !!!!!! Cadiz revient pour la troisième fois. La première en 78, en voilier depuis La Rochelle. Nous avions essuyé un gros coup de vent au Cap St Vincent et il fallait vraiment reprendre notre souffle d'autant plus qu'un virement de bord un peu intempestif avait arraché le point d'écoute de la grand voile et il nous fallait trouver quelqu'un pour la réparer. Puis il y a trois ans, lors d'une visite plus approfondie de cette partie de l'Andalousie avec Séville et Cordoue. J'y étais resté plusieurs jours et la ville m'avait déjà enchanté et puis j'ai des amis qui ont décidé d'y séjourner quelques mois pour fêter leur retraite alors c'est une sacrée bonne occasion d'y revenir.
J'aime toujours autant cette ville, comme un décor immuable avec ses ruelles tortueuses où il est si facile de se perdre, l'unité des immeubles et leurs belles fenêtres qui s'avancent, l'océan et le retour de la marée.
Et puis c'est le bout de la terre d'Espagne et donc de l'Europe, terre qui fait face à l'Afrique et le fin aussi de ce voyage commencé il y presque un mois et même si je n'y suis pas arrivé à vélo comme prévu, je la retrouve avec bonheur.
Dans le train, deux jolies cyclistes anglaises à qui je m'adresse, curieux, me disent avoir du renoncer comme moi depuis Girona à cause du mauvais temps. Je les envie presque d'avoir leurs vélos avec elles. Mes amis m'attendent à la gare.
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