Le long de la Guisane
Le long d’un canal
A travers la forêt
Je croise un écureuil
Aussi curieux qu’un chat
Puis c’est la ville
La gare que je commence à connaitre
Le train est à quai
Je n’ai plus qu’à monter
Me laisser trans-porter
Le voyage est un peu long
La montagne s’efface peu à peu
Après Manosque
Nous traversons un paysage de désolation
Tout à brulé
Le feu a détruit la végétation
Et les animaux qui y vivaient paisiblement
Le vent a déchainé la folie des hommes
Marseille vite oubliée
Aubagne, la laideur me saute aux yeux
Filles et gars habillés sans gout
Vulgarité affichée et provocante
Heureusement le havre de paix de mes amis
Va vite m’éloigner de ce monde sans grâce
Je vais m’y reposer un moment
Comme une halte
Un sas de décompression
Mais ce n’est pas l’envie qui manque
De repartir aussitôt
La montagne a bouleversé ma vision du monde
La marche a modifié le rythme de ma vie
C’est de cela dont j’ai envie