PARMONZEPARVO - semaines 1 et 2
PARMONZEPARVO
Voyage à vélo à la découverte des paysages de la France du grand Est comme on dit
Je pars dans trois jours ou plutôt je repars. A vélo, avec cette merveilleuse petite machine qui, à l’aide de deux manivelles et d’une chaine qui entraine une roue arrière, vous emmène où vous voulez où vous pouvez aussi, ça dépend.
J’avais prévu de remonter la vallée du Rhône mais je vais zapper, je connais cette vallée du Rhône. Je la connais depuis plus de quarante ans alors que j’étais étudiant à Nice et que je la parcourais de haut en bas plusieurs fois par an avec ma 250 Suz. 55000 bornes en deux ans…ça vous parle ??? Je me souviens de ces voyages de jour, de nuit, par toutes les saisons et toutes les options, rive gauche, rive droite et je finissais souvent par prendre l’autoroute après Lyon fatigué de ce long ruban de bitume qui n’en finissait pas mais je me faisais l’honneur de ne pas payer cette taxe en me faufilant dans les parkings qui donnaient parfois sur un hôtel et la sortie. Quand ce n’était pas possible j’avais aussi ma pince coupante, Facom bien sur, il faut des outils sérieux dans la sacoche et je sectionnais quelques grillages pour m’enfuir par une petite route qui m’amenait toujours à une plus grande et puis Paris. J’ai appris plus tard lors de discussions entre motards que je n’étais pas le seul à agir de la sorte. On n’invente rien. Ce n’est plus possible car les grillages ont été renforcés et les accès blindés car des camions les défonçaient. Quant au parking, il est aussi grillagé et on ne passe plus (je parle de celui de Melun).
La fameuse nationale 7, lalalalala….et bien c’est d’abord le numéro 6 qu’elle portait jusqu'à Lyon mais maintenant c’est une départementale. Elle est magnifique jusqu’à Chalon quand on descend car elle passe par le Morvan mais chiante maintenant à partir de là et Mâcon avec toutes ses villes et leurs zones industrielles à gogo. Je la connais par cœur et je pourrais réciter la longue litanie de ses villes traversées et y’en a un paquet. Alors je prends le train pour Lyon et je commence là.
Je sais déjà que je vais retrouver le plaisir de rouler même si la surprise ne sera plus la même que l’année dernière où je suis parti pour la première fois mais le plaisir oui…..la distance qui peu à peu vous sépare de chez vous et vous emmène ailleurs, chez des amis ou des inconnus qui vous accueillent.
Alors voila c’est parti. Vers des régions inconnues ou presque, je veux parler de la Franche Comté et de la Lorraine : Jura, Doubs, Hte Saône, Saône et Loire, Hte Marne, Meuse, Meurthe et Moselle et tutti quanti. Jamais mis les pieds par là sauf en les traversant mais vraiment vite alors. Et puis ce sont des régions qui votent presque toutes FN et on dit qu’il n’y a personne qui y vit ou si peu. La Meuse compte moins de 300.000 habitants soit la population de Nancy. Il y a plus de vaches que de gens. Qu’est-ce qui fait donc si peur pour aller voter pour ce parti infâme et j’ai eu beau scruter l’orée des bois, je n’ai pas vu de hordes de barbares prêts à déferler sur les villes et les villages sinon des personnes tranquilles, âgées aussi, occupées à soigner leurs jardins, tondre leur pelouse, bricoler leurs vieilles bagnoles, couper du bois et aller à la messe aussi. Alors faudra m’expliquer pourquoi un jour.
Je fais bien de zapper la vallée du Rhône, un mistral y souffle fort et prévu pour 4 jours. Ça aurait été pénible dès le départ. Ce soir, Lyon chez des amis presque inconnus mais nous avons passé une soirée ensemble lors de mon anniv’ et ils ont tout se suite accepté ma demande d’hébergement. Des siècles que je ne suis pas allé. Lyon Part-Dieu, sur le quai c’est encore calme mais la ville me saute à la gorge dès que je descends dans le hall. Ça grouille de monde et je me faufile parmi des gens stressés et pressés. Une piste cyclable m’emmène sur les quais et je respire un peu mieux. Je divague dans la ville qui sent la richesse mais les amis que je rejoins vivent à la Guillotière et c‘est tout de suite plus convivial et mélangé, bars, ateliers d’artistes, immeubles modestes qui ressemblent à certains quartiers de Paris. Après le repas, nous allons nous promener sur les quais avec les enfants.
Jour 1 – Lyon >>> Mâcon par la Bresse. C’est plutôt plat très bien pour commencer
Le lendemain, je prends un TER qui me sort de la ville et de sa banlieue et en 15mn c’est déjà la campagne. Je descends aux Echets puis c’est St André de Corey et Ambérieux en Dombes où deux bagnoles attendent en feu que les pompiers arrivent. Heureusement, il n’a personne dans la maison d’à coté qui a tendance à fumer. Alors j’attends aussi. Enfin je peux passer et je croise mon premier cyclo. On se salue. St Olive, Bas Montagneux, Ht Montagneux (original), belle chapelle romane et chèvrerie mais fermée à cette heure. Baneins, Dompierre, Brody et un peu la galère pour trouver la suite mais j’arrive à Mâcon vers 15h00 soit beaucoup trop tôt pour retrouver ma copine d’Attac qui m’héberge cette nuit car elle bosse jusqu’à 18h00.
J’en profite pour visiter la ville (un peu à l’abandon : vitrines vides mais deux boutiques de vélo) et acheter une p’tite boutanche pour ce soir. Faut pas déconner……………..Je reste une bonne heure au bord de la Saône à observer les avironneuses avironner. À quatre, ça décoiffe au démarrage ! Super soirée en compagnie de mon amie Laurence alias Lolo de la Goulette.
Jour 2 – Mâcon >>> Rosay sur le premier plateau jurassien. On va moins rigoler
Cap à l’est direction St Amour (mais pas celui du film). Fait achte chô ! Montrevel, Quinte par les plus petites routes possibles (ce sera comme ça le plus possible) car les départementales sont vraiment trop fréquentées. Beaupont, Domsure et St Amour par une vraie merveille. Ça cogne. Grande pause avant d’attaquer ma première cote. J’entame la conversation avec une mamie qui se promène pendant que son mari fait la sieste. Elle ne s’habitue pas à la ville. Elle tourne un peu en rond chez elle car elle n’a plus de jardin. Son mari ne peut plus marcher et il a fallu déménager. Mais faut y aller, j’ai 8km à me taper par 40° au soleil. Je m’arrête toutes les 10mn pour reprendre mon souffle et boire un coup. Puis c’est un replat et après une dernière pente bien raide j’arrive chez mes hôtes de ce soir. La jeune fille de la maison me laisse rentrer après avoir amadoué le chien, je bois un coup et le m’écroule dans un fauteuil pour 1h30 de sieste.
Puis le reste de la famille arrive : petit tour de la propriété et repas. Grand bonheur de partager ces moments avec eux, l’endroit est magnifique et aussi perdu que peut l’être un hameau perdu du Jura. Il n’y a aucune raison de venir ici si ce n’est pour y retrouver quelqu’un.
Jour 3 – Abergement de Rosay >>> Moiron. C’est près de Lons et ça descend
Courte liaison pour retrouver Dona, une amie de Bruxelles venue à Lons faire des études sur les équidés. Elle veut ouvrir un centre où les animaux viendront au secours des gens. Ça fait trente bornes à peu près et il fait bien plus frais qu’hier. Petit bouchon au départ, mesdames les vaches vont au pré et faut pas les bousculer. Ça tombe bien, j’ai tout mon temps. « Voila, je vous libère » me dit la jeune fermière au carrefour. Je suis sur le plateau et tout roule On déjeune ensemble et elle m’emmène visiter la ville de Lons, patrie de Rouget de Lisle. Y’a même une bière à son nom (ouias bof !) mais la ville vaut le détour (komondi dans les guides) et puis le centre équestre où elle fait son stage, il y a plus de 300 chevaux ici. Vraiment un beau moment passé avec elle.
Jour 4 – Moiron >>> Charency. C’est dans le Jura et ça drache dès le départ
Ça pouvait pas durer comme ça et la pluie se met à dégringoler sur le velux de ma chambre vers 2h00 du mat’. J’attends jusqu’à 11h00 que le déluge se calme et je m’habille en conséquence mais je ne vais pas faire trop de détour, comme Baume des Messieurs. Je sais que je rate quelque chose de terrible mais c’est pas le jour à faire des rahouètes. Mais malgré la pluie, qui ne tombe pas tout de même en continu, le voyage est magnifique avec les premières grandes forêts et le vert partout. Les petites routes toujours pour ne croiser presque personne : Briod, Vevy, Crançot (bistroteuse limite odieuse), Lamarre, Picarreau, Montrond…..Puis c’est la montée sur le deuxième plateau et j’atteins mes premiers 800m en bordure de l’immense forêt de Lajoux (Jura, Lajoux ça veut dire forêt dans le coin) et enfin Charency après avoir essuyé une pluie de grêle. Michel me double dans la cote en me lançant : » Plus que 500m !!!! »
Charency, 50 habitants, deux clans. « Je prends ma voiture pour aller chez ma sœur (50m), comme ça je vois pas tous ces cons » me dit Michel. Ambiance !!! Mais c’est une bande de joyeux drilles que je rencontre : Sylvie et Alain qui viennent de terminer un violon de 6m !!! Sandrine et Jean Lou et enfin Pauline (elle est galloise) et Bruno. Ils habitent tous dans la même rue (de l’avenir) au bout du village et s’invitent à prendre l’apéro à toutes les occasions et justement ce weekend c’est la fête du violon (d’où le fameux violon) à Doye (4km) et ils hébergent des musiciens lors des apéros il y en aura pas mal….
Le lendemain, ça caille un peu, pas plus de 6°. Michel m’emmène dans la forêt de Lajoux voir le sapin président (1763 et + de 45 m de haut). Y’a du mètre cube comme il me dit et à chaque fois qu’il voit un beau spécimen. Grand tour dans cette forêt qui n’en finit pas où on peut aisément se perdre. Visite à un ami pour la traite des vaches. Ici le lait vaut 58c le litre, c’est de l’or. C’est beaucoup automatisé et ça se fait dans le calme.
L’après midi, virée à Nozeroy (c’est à coté, plus petite ville de France – 400 hab – et très choli petit villache médiéval) où les musiciens donnent des petits concerts dans les commerces : café, magasin de chaussures (à visiter)….on se retrouve tous le soir pour le diner musical et le bal folk. Super ambiance et plus de 150 personnes venues pour cet évènement. Sophie aurait adoré.
Dimanche je retourne à Nozeroy à pied pour rigoler. Passage à la boulac. L’après midi, grand concert de clôture et je ne gagne pas le panier gourmand car je n’ai pas trouvé le poids exact du violon (212 kg – j’avais parié 242). Tant pitte……
Dernière soirée avec les amis……demain c’est reparti.
Semaine 2 – jour 1 – Charency >>> St Laurent de Grandvaux – ça va encore grimper
Je passe dire au revoir à tout le monde et c’est une nouvelle semaine qui commence. Lent (ça me va), Sicod et les pertes de l’Ain (retrouvé l’Autre), les forges de Siam, ensemble de bâtiments où l’on devine encore le travail puis c’est une longue montée vers Montliboz. Chiotte, j’ai raté la bifur pour les gorges de la Billaude mais trop tard je ne fais pas demi-tour. Y’a tout de même celles de la Langouette (petit circuit à pied. Magnifique chute d’eau et torrent qui dévale) qui me permet de savoir qu’il y a une voie verte aménagée sur une ancienne ligne de chemin de fer jusqu’à Foncine-le-bas mais pas facile à trouver : le Tram Jurassien. Mais c’est loin d’être lisse car il y a encore tout le ballast. Le vélo s’enfonce dans les graviers. Je rame un peu et pire encore dans le tunnel, je dois mettre pied à terre…..
Nouvelle montée vers La Lac à la Dame (attendue un peu, pas vue la Dame) et St Laurent où j’arrive bien trop tôt. Pas grave, je fais le tour du lac de l’Abbaye jusqu’au Château des Prés (pas de château non plus, que des menteurs dans le coin) en passant par les Faivres, y’en a qui savent de quoi je parle…..
Retour à St Laurent et je retrouve Arnaud, mon WS de ce soir, et il m’offre une petite Westmalle comme bienvenue. Y’a pire. Faut avouer que son coloc est belge (de Virton) et ne revient jamais le coffre vide…Ah d’accord !!! Repas partagé (enfin des légumes) et plein d’infos pour la suite du voyage. Ils sont tous les deux AMM. Super soirée.
Jour 2 – St Laurent >>> Ste Croix, Suisse – ou comment en faire trop quand on se sent plus
Col de la Savine (pas tout à fait 1000) et bifur vers Chapelle des Bois. Je pénètre dans le Jura d’en haut. C’est magique et grandiose……bientôt 1100m, c’est ma fête (en vrai). J’ai le temps, alors à Mouthe je vais vois la source du Doubs et je décide de faire le tour des lacs de Remoray et Boujeons puis de St Point. Pause au bordu. À Malbuisson, grosse cote pour St Antoine heureusement dans la forêt car il fait de nouveau très chaud. Metabief (on ne prononce pas le effe), autre grosse cote pour le Fourgs (je mets pied à terre, un peu naze), la fatigue se fait sentir mais une grosse poignée de fruits secs et du pain d’épices me redonnent la pêche. La Suisse (y’a dégun à la douane) et L’Auberson mais non……ça descend et puis ça remonte encore jusqu’au col des Etroits (1153) et enfin Ste Croix pour un deuxième accueil WS. Et ça donne : 91km et 1235m de D+. N’importe nawak !!!! Belle soirée encore dans une maison écolo, des parents et quatre enfants. C’est un peu foutraque mais super sympa…. à 9h30 tout le monde au lit, je crois que je vais bien dormir…vers minuit je me réveille, j’ai l’impression que les vaches sont à ma fenêtre. Elles ne dorment jamais ces bêtes ???
Jour 3 – Ste Croix >>> Neuchâtel – descente douce vers le lac
Petite journée pour rallier Neuch mais par une des plus belle route encore jamais empruntée. Bullet, Mauborget où je franchis mon premier 1200. Petite route puis une autre encore plus petite pour Quarteron et Provence (ils sont fadas ces suisses). Je suis presque seul dans ce coin, vraiment magnifique comme sensation. Les sentiers sont presque tous goudronnés pour faciliter les accès aux nombreuses fermes dispersées. Pause à Provence et grosse sieste sur un bon gros banc avec le panorama des Alpes et le lac comme décor. Y’a pire. Longue descente mais tranquille……je freine un max pour retarder mon retour vers la circulation. Mais bon je n’y coupe pas. Vie frénétique, autoroute, train bagnoles et trafic. Heureusement, une voie vélo pour rejoindre le lac et retrouver le calme. Je fonce.
Cortaillod et un détour par une bosse pour voir d’en haut puis Colombier et Auvernier. Je demande mon chemin à un monsieur qui me dit de le suivre et m’offre un pot dans un bar chicos au bordu. J’apprécie la pause. Neuch enfin et le monde partout. Bri me rejoint après le boulot et voila.
Le lendemain, pause, musée et petite marche à pied dans les bois
Jour 5 – Neuch >>> Le Noirmont par le Funi et le Val de Ruz
Option funi pour quitter Neuch, ça nous évite la sortie de ville et surtout une grosse cote dès le départ. Bri n’a pas d’entrainement. Alors mollo. Y’a du monde qui attend, des jeunes avec des vélos de descente qui font l’aller et retour toute la journée. Le rangement prend un peu de temps ; faut dire que caser quelques 20 bécanes dans un espace prévu pour 6 c’est du boulot.. Allez, on entasse sur deux étages mais les djeuns ont l’habitude et font ça très précautionneusement. La montée prend 15 mn pour les 2km mais la pente atteint 46% dans son max. Sacré mur de rails !!!!
Démontage tranquille du tas de vélo à l‘arrivée et c’est parti vers le Val de Ruz. Des bosses et des villages et une campagne qui sent aussi le purin, ça beau être la Suisse, la campagne reste la campagne. Nuit au Noirmont et pour le resto on hésite un moment avec l’offre alléchante de Georges Wenger mais à 100FS minimum le repas (sans rien à boire fieu mais tu rigoles et en plus y’a de la viande et du poisson partout) on se rabat sur celui d’en face. C’est quand même 35 boules mais j’ai oublié bien sur, nous sommes en SUISSE….
Jour 6 – Le Noirmont >>> Porrentruy – La Franche Montagne
Le Jura devient plus sévère avec belles descentes et remontées en face, on n’y coupe pas. Fait toujours aussi chaud. Pause agréable dans le très choli villache de St Ursanne. Belle surprise que cette ambiance médiévale avec mariage cycliste à l’église et une chiée de roues de vélos déposées contre le mur. Sympa comme idée.
Longue halte en terrasse avant la dernière cote qui va nous prendre une heure sous une chaleur harassante. On l’a fait en deux temps. Col de la Croix ouf !!!!!! Descente sur Porrentruy avec son concessionnaire Lamborghini (on est où ????), y’en a partout et la ville un peu morte pour un samedi aprèm mais c’est joli aussi avec le château et les rues anciennes pavées et pavoisées. Accueil magnifique chez nos WS de ce soir. C’est Mickael qui nous a invités mais il est en vadrouille alors ce sont les parents qui prennent le relais. Le garage est plein de vélos et la chambre presque luxueuse. Super soirée à parler des voyages des uns et des autres comme l’autre fils et son amie qui débarquent à vélo bien sur depuis Bâle…..La vie est belle…..
Jour 7 – Porrentruy >>> Ronchamp – le thermomètre monte encore
Michel, le papa nous accompagne sur la sortie de ville puis c’est une petite route tranquille (c’est dimanche) vers Delle et deux chevreuils surpris sur la voie verte. A Belfort c’est le cagnard avec un 33° affiché. Dire que y’en a qui font un triathlon. Nous faisons comme tout le monde en les encourageant chaudement assis à une terrasse avec une boisson fraiche…peuchère !!!!
Belle voie verte pour quitter la ville jusqu’au lac de Malvoisy puis la campagne et le goudron qui font sous les roues, ça colle……Ronchamp….ville morte, tout est fermé ou à vendre. Heureusement qu’il y a la chapelle du Corbu mais les gens viennent en bus et repartent aussitôt la visite faite. Misère !!!! Nous irons demain car il fait vraiment TROP CHAUD !!!! Nos hôteliers sont super sympas et se proposent de nous emmener au seul resto ouvert ce soir près du lac et de venir nous rechercher quand nous aurons fini. Top là mon gars car après les 85 bornes dans la journée c’est que du bonheur !!! À la télé on regarde ‘7 morts sur ordonnance’ : Depardieu jeune, Piccoli, Birkin Vanel en chef de tribu. Ça cartonne à st Etienne.