Ici 2017 - Brésil 1982
Mon corps nu se laisse caresser
Par la brise du ventilo
Il fait vraiment chaud
Et ça me rappelle le brésil
Quand j’attendais que la fournaise extérieure se calme pour bouger
Plus tard dans la soirée
Boire une Antartica et manger un acarajé
Ou summum du raffinement
Um tapioca com quejo sur le parvis d’une église de Recife
Ou alors je passais ma journée à la plage
A naviguer entre l’océan et la paillote
Où régnait une ambiance délicieuse
Entre musique et grignotages
J’avais une propension à ne rien faire
A savoir ne rien faire de spécial
Quand on a tout le temps à soi
Rien ne presse
Rien n’est important
De toute façon il va toujours se passer quelque chose un moment
Alors rien ne presse
A Salvador, il y a les allers et retours incessant entre la Praça de São Francisco et les plages de Barra
Le bus navette était gratuit
Et je souviens des émeutes
Quand le gouvernement a voulu le rendre payant
On les a brulés
Je rencontrai Caetano Veloso au Zanzibar tenant de lui vendre les colliers que je fabriquais
Et qui me permettaient de vivre la journée
Et le rencontrai encore tard dans la nuit à la sortie d’un autre bar
Et lui de me dire : « Frances ! Mas vocé otra vez !!!!! »
Comment j’ai pu passer ces années dans cette oisiveté magnifique
À profiter du temps des gens et de tous ces instants offerts par la vie
Je ne sais pas vraiment mais tout ce que je sais c’est que j‘en ai bien profité
Et c’est certainement pour ça que je sais aujourd’hui
Encore le faire : rien
Ou alors faire pour vraiment faire
Pas pour s’occuper ou tuer le temps
Dans ces cas là
Je préfère ne rien faire