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Le blog de didier falleur pensées nomades

C'était prévu comme ça ....................

didier falleur
TER Marseille - Avignon- le conducteur a traçé pour rattraper le retard.....top !!!!!
TER Marseille - Avignon- le conducteur a traçé pour rattraper le retard.....top !!!!!

TER Marseille - Avignon- le conducteur a traçé pour rattraper le retard.....top !!!!!

C’était prévu comme ça, je devais venir aider les NicoGom pour creuser la tranchée du futur mur nord. On avait pris rendez vous depuis un bon moment mais voila, ça ne se passe pas toujours comme prévu. Jeudi, D m’annonce que la maman de G vient de mourir. Je la connaissais bien cette dame pour l’avoir vue souvent chez elle ou lors de fêtes de famille. Elle avait un âge qui permet de se quitter sans trop de chagrin même si la perte de sa maman est toujours un moment terriblement difficile.

Je pars jeudi à vélo pour Arles, toujours aussi peu de train pour relier Marseille mais il fait un temps magnifique et ce petit parcours est toujours aussi sympathique. Dans la gare, j’aide une fille à vélo et remorque à monter dans le train ; c’est un de ceux où il faut grimper par une porte étroite et démonter tout le barda ; de plus, la porte est condamnée  et il faut traverser tout un wagon pour accédée au local vélo. A part une nana qui a passé son temps à crier sur son fils qui visiblement ne lui obéit jamais mais je ne m’en suis pas mêlé même si l’envie était grande de lui dire qu’elle nous faisait chier grave et qu’elle pouvait revoir sa façon de l’éduquer car visiblement ça ne marchait pas du tout, le voyage s’est bien passé. Train donc jusqu’à la capitale Phocéenne.  J’aide encore la fille à vélo pour descendre et on engage la conversation jusqu’au quai de départ. Elle vient de Grenoble par les Alpes et se dirige doucement vers l’Espagne. Pour l’instant, repos à Hyères pour elle et Aubagne pour moi où le vélo reprend ses droits jusqu’à Auriol.

Le trajet se fait sans peine et je le connais par cœur, Napollon, Pont de l’étoile, Roquevaire, Pont de Joux, Auriol et enfin Moulin de Redon par la belle petite route parallèle à la nationale. Il faut une chaleur de ouf et c‘est t-shirt et short de rigueur. C’est la fin octobre, faut préciser.

Le lendemain on arrive à travailler un peu sur la tranchée mais il faut ranger un peu la maison pour recevoir les invités demain. On fait quand même deux mètres et on prépare le bornage pour la suite. Dans l’après midi, coup de fil et on apprend que leur fils L va pouvoir se joindre à nous demain. Grande émotion. Cela fait 6 ans qu’il est parti en voyage et qu’il n’est pas revenu.

Debout très tôt pour une partie de la famille pour aller le chercher à l’aéroport le matin. Nous nous retrouvons au crématorium pour la petite cérémonie avec tous les amis. Beaucoup de monde. C’est bien. Puis à la maison pour un petit repas partagé. Du coup tous les potes de L viendront le voir et ce sera un beau défilé de jeunesse éclatante et rieuse. Mais il doit repartir le soir même et nous l’accompagnons. Vision éclair magnifique au sourire gracieux, son passage parmi nous a été un grand moment de bonheur.

La soirée se termine avec les amis qui sont restés, une des ces familles extravagantes qu’on peut rencontrer ici.

Dimanche, c’est le jour idéal pour creuser (Dans la vie, il a ceux qui ont le flingue et ceux qui creusent. Toi tu creuses !!!!!!).

Alors creusons mais au bout d’une heure trente les ouvriers sont nazes et on arrête. On aura fait tout de même trois mètres oui mais  60x40, c’est pas que dalle !!! J’ai du me taper une dizaine de brouettes.

Soirée calme et le lendemain je décanille à 9h00 pour prendre mon train à 10h à Aubagne. On se fait la bise et on se dit à bientôt mais pas avant l’année prochaine. Il fait frais mais ça roule pénard ce lundi de pont. Pas de train pour Nîmes alors Avignon avec 30mn de retard.. Je vais rater ma corres mais la contrôleuse sympa me dit que le conducteur va rattraper. Tarascon, on passe devant chez moi mais on ne s’arrête pas. On fonce et la porte du poste de pilotage ouverte me laisse profiter du voyage et c'est bon, Avignon à l'heure. "Vous avez vu ?" me dit la contrôleuse, "je ne lui ai même pas parlé pour ne pas le déconcentrer". Hop, je saute dans celui qui repart illico et je reviens sur mes pas. Maison.

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