Lille 2016 - La ville et ses paysages
Sortir de chez soi
C’est déjà voyager
Dès la porte fermée
Tout peut arriver
Il fait encore nuit
Une insomniaque en pantoufles
Promène son chien sur la banquette
Et le trajet jusqu’à la gare
Se fait dans le silence
Dérangé un instant par un train qui passe
Sur le pont plus loin
Le conducteur de bus
Est devenu un complice
Sa musique ressemble à la mienne
Ce matin africaine
Fela et autres inconnus
Aux rythmes entrainants
Nous le remercions tous en descendant
Avignon TGV les copains sont déjà dans le train depuis Marseille
Je les rejoins donc
Un chieur nous invective en lançant : »Y’en qui travaille ici….. »
Je lui réponds : « pas nous, on est à la retraite »
Il s’enfuit plus loin
Sur le trajet deux contrôleurs sympas : Charlie et Bernard, alias Lulu
Viennent discuter avec nous
Charlie fait des dessins/collages dans les rues de Lille et Marseille
Ses deux bouts de voyage
« Correspondance pour le monde entier » lance-t-il à la volée
A l’approche de Roissy
Ça nous fait bien rigoler
Puis c’est la grande plaine du nord
Les éoliennes qui travaillent en cadence
Les terrils qui annoncent Lille
Dont je n’ai aucuns souvenirs
Et il fait bon alors arpenter ses rues
La cathédrale surprend par son espace libéré
Des murs et des piliers massifs
Remplacés par d’élégantes colonnes
Grand ‘place, vieux Lille aux boutiques chics
En se dirigeant vers Wazemmes, la clientèle se diversifie
Et les devantures affichent des prix aux rabais
Marché central, fromagerie improbable et bière locales.
Dimanche, après les assises, je m’évade à Villeneuve d’Ascq
Pour visiter le musée d’art contemporain
Il pleut, il crachine encore, j’aurais pas beaucoup vu le soleil jusqu’ici
Le musée ne présente pas d’œuvres qui me fascinent
Même si les peintes classiques y sont bien représentés
Jean Michel Sanouejand ‘espace peinture 1985’ nouveauté pour moi
Et toujours Flanagan pour ses sculptures lapinesques
Et un très bel échantillon d’art brut (A.C.M….Théo Wiesen….)
Les fusils à tuer la misère
Je rejoins le centre ville et les amis qui font la fête au ‘Cheval Blanc’
Il y règne une sacré ambiance
Ça chante, ça crie, ça se bouscule
Ça rigole sec dans ce petit troquet surbondé
J’ai du mal à me faufiler entre ces corps
Je retrouve Françoise et Hervé autour d’une bonne bière
Et je m’empresse de les imiter
Lille s’en va dans le train pour Bruxelles
La chaussure géante surplombe la gare de sa forme hachée
Bordée sur le coté par un immeuble mordoré
Qui éclaire le ciel plombé de l’après midi
Tout autour ne sont que des tours modernes sans grande originalité
Le train est complet et il ne faut que trente minutes
Pour rallier la capitale des belges























