Retour à Uzès à vélo
2 mois déjà.
La dernière fois c’était pour me rendre à l’anniversaire de ma sœur
Avec le coup de théâtre qui l’en suivît
Je ne vous en avais pas parlé ?
Tout c’était bien passé jusqu’au milieu de la nuit
Où ses deux garçons sont venus cogner à la porte de ma chambre
J’aurais mieux fait de retourner chez moi
Mais à vélo dans la nuit j’ai préféré pas
Et là ça a dérapé
L’un qui veut me casser la gueule
L’autre qui chiale et ressassant le passé
Je lui ai dit que je pouvais rien pour lui
Qu’il voit avec ses parents pour ce qu’ils lui ont légué
C’est le matin au moment de partir que je me suis aperçu
Que l’on m’avait tailladé un pneu de vélo au cutter
Depuis, je ne suis jamais retourné chez ma sœur
Mais là je reprends le vélo
Je pourrais y aller à moto
Mais j’ai le temps
Il va faire beau
A moto ça va vite
Mais à vélo guère moins
Disons une heure et demie de plus
Et cela me donne le temps de me vider la tête
De pédaler sur la voie verte
De revoir les amis de 50tin
J’ai besoin d’air
Car la journée d’hier
A plutôt été merdique
Ça arrive faut passer à autre chose
Ça s’est bien passé
Surtout le retour avec le pont du Gard presque vide
Ça change des cohues estivales
Et les routes parallèles
Par Sernac et Meynes
Pour éviter les camions qui frôlent parfois un peu de trop près
Mais c’est pas souvent
Je les trouve plutôt bienveillants
En tout cas c’est bien plus calme par là
A part la traversée du village
Où les ploucs de base
Braillent derrière des grilles
Et s’enivrent au son d’une musique abrutissante
Mais la nature silencieuse reprend vite ses droits
Il y a des chevaux nombreux dans les prairies
Et la buse même ne s’offusque pas de mon coup de sifflet
Trop occupée à surveiller l’animal qu’elle a dans le collimateur
Elle a juste tourné la tête à mon passage
Dans le tunnel je peux entendre
Le feulement de la chaine et des pignons
Les engrenages qui à l’aide de vos jambes
Peuvent vous emmener jusqu’au bout du monde