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Le blog de didier falleur pensées nomades

Lundi 16 novembre

zedid
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J’appelle Nicolas et il me dit qu’il sera de passage à Paris aujourd’hui. Nous prenons rendez vous. A midi, nous observons la minute de silence en nous arrêtant là où nous nous trouvons comme beaucoup de gens dans la rue. Je suis tout de même étonné que tout le monde ne le fasse pas comme si ses propres gestes, ses propres préoccupations étaient plus importants que cette minute, ces 60 secondes d’arrêt en hommage à ces vies fauchées. Cela aurait été beau une ville silencieuse durant une minute. C’est un déjeuner tranquille, abasourdis comme nous sommes par les événements mais nous nous racontons nos vies depuis notre dernière rencontre et nous nous promettons de nous revoir bientôt et de tenter de réunir ses anciens élèves au printemps à Passy. On verra car je ne sais pas si j’ai vraiment envie de voir ces gens mais pourquoi dire non tout de suite.

Dans l’après midi je marche doucement dans la ville, le jardin du Luxembourg est fermé….Jamais vu ça. Un énorme bruit fait sursauter les gens, juste un échafaudage en construction. C’est dire la tension qui traine.

Je pensais aller au cinéma mais je n’ai pas envie de m’enfermer dans le noir. Il me faut de la lumière et des sourires. Je retrouve Annick à l’Hôtel de Ville et je continue avec elles cette promenade. Passage dans le quartier des riches où les jeans s’affichent à 359€, une bagatelle !!!! L’immeuble ou vécut Olympe de Gouges. Le chantier des Halles avance et La Canopée prend forme. Petite visite à l’église Ste Eustache, rien de spécial la dedans. Annick achète un beau manteau tout neuf et nous nous arrêtons un moment dans un café. Je la quitte pour retrouver Florence et Xavier à Bonne Nouvelle. Ah ça, ça sonne bien. Les Biocoop de luxe de Paris s’appellent Dada (mais les prix ont l’air identiques avec celle d’Avignon). Nous nous réfugions dans un restaurant japonais qui ressemble plus à une coopérative avec ses légumes (bio) bien en évidence et sa cuisine toute ouverte (Le Nanashi, rue de Paradis). Nous somme rejoins par Nel et son amie Sophie. Nel avait fait un séjour chez moi via Coughsurfing et nous sommes devenus potes. Repas partagé ; bentos végé, poisson ou viande suivant les gouts c’est bon et ça change. Le carrot cake est délicieux. Encore un beau moment d’échanges, de rencontres et dans cette période troublée rien ne peut remplacer ces instants d’amitié et de paroles.

Chacun reprend son chemin. Dernière nuit à Paris.

Mardi 17 novembre. Juste une remarque : il n’y a absolument aucun contrôle lors de la montée dans le TGV malgré un nombre important de personnel SNCF sur le quai de la gare de Lyon. Je croyais que nous étions en état d’urgence ; visiblement pas pour tout le monde.

Je reviens sur le concert de vendredi soir, « silencieusement » de Nicolas Frize, le compositeur qui trimballe ses micros dans le documentaire : ‘C’est quoi ce travail ?’. Surprenant dans la forme, des scènes musicales éparpillées dans le bâtiment des archives nationales mais à mes yeux manquant d’intérêt dans sa totalité. Très bon passage pour le moment "enfance et oubli" pour ténor, théorbe et clarinette basse avec voix d’enfant ainsi que "reconnaissance" pour piano et projection vidéo mais le reste est un peu foutraque comme la première pièce où les voix ne se font pas bien entendre surtout celles des enfants. Quant à la déambulation des chanteurs dans la pièce d’eau, si elle est esthétique, elle manque vraiment d’intérêt et c’est pourquoi nous sommes partis avant la fin. Dommage par exemple pour la pièce de percussions que l'énergie n'ait pu s'exprimer pleinement car à la fin ça commençait à devenir bien.

Nicolas Capelle était mon prof de français et d’espagnol au collège Passy Buzenval en 1971 et il est maintenant responsable d’une maison de retraite pour Frères à Athis Mons.

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