Le train à 1€ et le vélo c’est le bonheur à gogo
Ça fait un moment qu’on a réservé
Ce train et le lit pour le dodo
A Céret, c’est là qu’on va
Mais d’abord arrêt à Collioure
On connait pas
Y’a plein d’anchois
Même si elles viennent pas toute d’ici
On nous a dit
De France et de Navarre
Y’en a plus assez
La pluie le soleil la pluie le soleil
Déclinaison permanente des envies du ciel
On s’adapte
On fait le tour du village
Très beau très touristique
Mais les sardines elles viennent de Bretagne
Tu parles d’un voyage
Entassées dans leurs boites
Elles en voient de toutes les couleurs
Moi je préfère les anchois
J’achète
Bon on y va
Plus nous nous éloignons de la côte
Plus il fait beau plus il fait chaud
ça tombe bien c’est pour ça qu’on vient
Pour Sorède, ça monte
Petite drache
Le café PMU de Laroque nous accueille pour le repas de midi
Un petit muscat pour faire passer tout ça
Au comptoir ça envoie sec
J’espère qu’ils habitent tous au village
Sinon les voitures vont zigzaguer sur les routes
La police municipale est de la partie
Montesquieu ne ressemble à rien
Voie verte entre Le Boulu et Maureillas
Derniers kils pour Céret
Nous voici arrivés
Le parcours longe la chaine des Pyrénées mais nous restons en bas, les hauteurs ce n’est pas pour aujourd’hui et quand je vois la teneur des pentes qui mènent aux villages perchés, je me dis qu’il va falloir sérieusement m’entrainer pour les atteindre. Quelques nuages accrochés sur les sommets mais nous pensons bien y voir quelques tâches plus blanches. De la neige déjà ??? Oui mais sur le Canigou tout de même. Le paysage est très doux, vallonné sans excès mais déjà bien assez pour nos mollets pas vraiment encore entrainés. Les flancs des coteaux sont couverts de bois ou de vignes où il ne reste pas grand-chose à glaner. Notre unique tentative sera vite stoppée par l’amertume de ce raisin. Les petites routes offrent la sérénité recherchée ; peu de trafic, villages calmes qui ponctuent le trajet de pauses bienfaitrices.
J’ai choisi Céret pour l’expo de Jaume Plensa à l’affiche en ce moment et nous arrivons assez tôt pour la visiter. J’obtiens ma place gratuite malgré l’absence de ce tarif pour les allocataires de minimaux sociaux comme on dit et deux places réduites pour Sophie et Marc Antoine. Mais il fait faire un peu de grimaces. Merci madame de l’accueil.
Je n’irais pas jusqu’à dire que cette expo est décevante mais maigre tout de même. Quatre salles présentent quatre œuvres : des silhouettes en acier suspendues à des phrases en langues diverses, bouaif….. Des hommes assis sur des bulles toujours en acier formées par l’assemblage de lettres de divers alphabets dans une forme très ajourée et me rappelant l’univers de Moebius. C’est beau, très poétique et les transparences font avec les lumières des ombres portées splendides. Plusieurs salles montrent des visages de femmes sculptés dans du basalte ou du bronze et suivant des angles différents. Ça se répète un peu trop. L’installation qui m’a le plus fait voyager et celle de ces trois personnages assis en rond, les mains croisées sur la bouche et portant chacune un mot : Air, Water et Void. Les sculptures en résine sont éclairées de l’intérieur et la lumière ne cesse de se modifier passant d’une couleur à l’autre offrant un spectacle assez magique. Les couleurs changent la perception de l’espace et modifient également votre rapport à l’instant suivant qu’elles sont chaudes ou froides ou que l’ensemble vibre de telle ou telle façon. C’est assez réussi et offre un beau moment de contemplation.
La collection permanente propose un ensemble de toiles peintes par les artistes de passage dans la ville ; y’en a pas mal en fait qui sont venus. Comme ils n’ont pas été bien loin ils ont un peu tous la même chose mais de façons différentes bien sur. Soutine s’en tire mieux que les autres.
Je suis naze, certainement le contre coup de la ballade. On se promène en ville. Un caviste me propose un pti truc du coin et comme y’a du mourvèdre dedans (30%) je ne peux qu’acquiescer. Initiation du domaine Trilles (désherbage mécanique, lutte raisonnée et vins non traités) mais faudra attendre pour déguster c’est encore un peu jeune (2014) mais pas trop cher (6.90€). Dans une rue je tombe sur la vitrine d'un photographe qui expose des vieux trucs comme ce Grundig TK147 qui fit mon bonheur durant des années. Ah, les bandes magnétiques !!!!!!!
Diner dans une pizzeria très correcte et pas trop chère. Nous avons prévu un weekend raisonnable.
Le gite offre une immense télé dans le salon et après avoir essayé un doc sur la peintre Elisabeth Vigée Le Brun, vite très chiant et les cinq premières minutes du match Angleterre/Australie (3 à 3) on va se coucher car il est 21h30 Ouf !!!!
Dimanche, il fait beau mais ça caille. Très bon petit déjeuner en compagnie de catalans arrivés tard. Rien entendu. D'autant plus gai d'apprendre à la lecture du journal la défaite et donc l'élimination de l’Angleterre de la coupe du monde de rugby. La bourse de Londres a du rester fermée lundi matin pour deuil national.. Puis hop, sur les vélos pour Llauro. La neige est bien là, hier ce n’était pas qu’une impression. Le Canigou revêt son châle blanc. Ça grimpe pas mal et Sophie imprime un rythme infernal. Je peux pas suivre. On se retrouve au col. Passage par l’Hermitage puis descente rapide (tout ce qu’on vient de monter…c’est malin) sur Tordères puis Fourques ; là je rate une belle photo de l’entrée du cimetière qui ressemble plus à une entrée de stade avec son énorme PAX dans un style architectural que j’affectionne bien. Trouillas, Ponteilla, Canohès, Toulouges et la voie verte nous emmène jusqu’au centre de Perpignan. Nous avons le temps de déjeuner dans le parc où des médiévistes jouent à jouer de l’épée et de faire un petit tour en ville. Train à l’heure.
Nous avons traversé des beaux bois de chênes liège et cela m’a tout de suite rappelé mes vacances en Espagne dans les années 60 car la maison que nous louions était située en face d’une usine de bouchons et son odeur de liège était forte sans être envahissante. Quant au passage dans la ville du Boulou, cela m’a aussi remémoré une anecdote car une année, les embouteillages étaient si énormes pour passer cette frontière (pas d’autoroute et une Guardia Civil assez fascisante à l’époque) que nous avons du passer la nuit dans un hôtel. Cela faisait un bail que je n’étais pas passé dans le coin.





















