Avignon 2015 - jour 2
Deuxième incursion dans le monde théâtral.
Pour cela je choisis 'La Tigresse' à l’Entrepôt pour commencer la journée.
Sur un fait divers (une tigresse qui s'échappe d'un zoo durant plusieurs heures et se balade dans la nature) l'auteur a voulu faire un rapprochement entre l'apparition de l'étranger dans la ville et de son rapport avec la population et la société. Mais j'aurais du me méfier du traitement d'un fait divers et malgré quelques critiques élogieuses, je suis ressorti plutôt insatisfait de cette prestation aussi bien du fait de la faiblesse de l'argumentation que de celle des actrices. Mis à part deux ou trois sketches qui décollent et apportent un peu de vigueur, l'ensemble n'a pas vraiment de cohérence et l'ennui se fait vite sentir.
Puis je me rends à 'Présence Pasteur' pour deux représentations. Tout d'abord, "Les pieds Tanqués"
Une partie de boules où les protagonistes provenant de divers milieux et origines vont en venir à parler de la guerre d’Algérie et bien sur, les points de vue vont radicalement s'opposer suivant les expériences de chacun.
L'un pied noir, l'autre français né de parents algériens, l'autre encore vrai provençal et le dernier de la capitale mais qui a aussi son mot à dire. La partir de boules va être souvent interrompue pas les sorties de chacun, sorties qui vont être plus ou moins bien interprétées et donner lieu à des échanges parfois très musclés. Mais ces parole qui vont se libérer ne vont jamais provoquer de haine mais plutôt permettre à chacun de mieux connaitre l'autre et son histoire. C'est un grand moment de grâce que nous offrent ces quatre acteurs magnifiques qui, accompagnés par un accordéoniste aux paroles choisies, vont faire défiler l'histoire de cette guerre, des rancœurs et des malheurs qu'elle a engendrée et qui continuent à faire couler tant d'encre. Une pièce à ne manquer sous aucun prétexte. Pendant la représentation, je me suis senti projeté dans l’espace crée par les comédiens et loin d'Avignon de son agitation, j'étais avec eux sur cette petite place ou se trouvait le centre du monde. Bravo !!!!!!!!!!!!!
Une heure de pause et j'enchaine sur "La maladie de Sachs" hautement recommandée par mon ami Damien. Marion Coutarel et Nicolas Heredia
25 personnes pas plus admises dans cette salle d'attente où l'actrice est déjà assise. Le médecin arrive et tout de suite les échanges se font naturels entre ces deux personnages qui vont endosser tour à tour les rôles du médecin et des patients qui défilent dans le cabinet. Tout cela se fait dans un fluidité totale, une simplicité de mots déconcertante de la part de ces deux admirables comédiens. Les différentes pathologies, les petits bobos, les tentatives d'arrangements avec la vie, les choses plus graves, tout cela est décrit de façon simple mais magnifique. Superbe ................
la bize