Les peintures de Markus Lupertz avec les têtes de Mozart et Salieri. Le musée Galliera. La moto dans la vitrine de la libraire de Paris place Clichy. Les jardins de Bercy et des vues de Paris
Paris, juin 2015 - CNCL, AG et quelques autres choses culturelles aussi….
Ça commence dés mon arrivée jeudi soir car Florence m’invite à un spectacle de danse japonaise : ‘Ode à la chair’ de Emiko Agatsuma. (Cette « ode à la chair » peut aussi s’interpréter comme un éloge de la renaissance, renaissance de la région du Tôhoku touchée par la catastrophe de 2011 dont est originaire Emiko Agatsuma). Pas mal car tout à fait nouveau pour moi ce Butô même si quelques passages montrent des faiblesses, l’ensemble tient bien le coup avec des beaux mouvements de corps en solo ou ensemble et une très bonne musique électro à part ce Besame mucho mais qui doit certainement représenter tout autre chose au Japon.
Vendredi, rendez vous à 10h00 au MAM avec Sophie pour l’expo de Markus Lupertz, un peintre allemand que je ne connais pas du tout mais qui me semble tout à fait indispensable à découvrir. Dès l’entrée, deux sculptures imposantes annoncent le travail : des formes achées et peintes. Le parcours suit un ordre a-chronologique qui débute sur les œuvres les plus récentes pour aboutir au début du travail de l’artiste vers les années 60 (il est né en 1941). Ponctués de phrases du peintre, les tableaux, plutôt de grand format, revisitent la mythologie grecque et l’histoire de son pays (casques et casquettes de l’armée – polémiques) sans oublier quelques « dithyrambiques » à l’essence plus simple. Il a aussi les masques (Tapiès ??), les tentes de plage et les traces de pneus. Pour moi c’est une splendide découverte, une peinture puissante, qui bien que s’inspirant de grands maitres anciens (il se nomme lui même maitre) offrent une représentation nouvelle et surtout non conventionnelle de l’art sans aucune vision mercantile et décorative. Les sculptures aussi sont magnifiques. Nous restons plus de deux heures, allant et venant dans cet univers imaginé par cet artiste atypique mais fort. De toute façon, Sophie prend toujours tout son temps dans les expos.
A la sortie, Catherine et Géraldine nous rejoignent et nous continuons vers le musée Galliera qui propose une rétrospective du talent de Jeanne Lanvin, la grande couturière. Bon, des robes, pourquoi pas, je n’ai jamais fait.
C’est joli mais c’est tout….
Pour clore cette belle journée de l’art, nous traversons la seine pour nous rendre à la Fondation Gulbenkian pour des photos du Brésil entre 1940 et 1965. Je ne peux pas rater ça….Un mixte de photos industrielles qui présentent un Brésil en voie de progrès (toujours ???) et d’autres plus intimes que j’avais déjà pu voir sur Brasilia, le stade de Maracaña, et le Nordeste (Medeiros).
Le samedi et dimanche sont consacrés à Attac pour la CNCL et l’AG mais j’en parle séparément. Dimanche après midi pendant que Flo est à l’opéra pour ‘La flute enchantée’, je décide de pousser jusqu’à Bercy car cela fait longtemps que je n’y ai pas mis les pieds et puis il fait un temps merveilleux tout à fait propice à la promenade. Du monde partout, chaque petit coin de verdure est envahi par des familles pour des picnics improvisés et des jeux. Dans les jardins, sur les bords de seine et du canal St Martin près de la Bastille on joue au ballon, au frisbee, à la pétanque ou au Ukulélé, on lit, on s’embrasse, on fait la sieste.
On profite……et moi j’observe tous ces gens et je me dis que cela me change pas mal de l’atmosphère du sud et de Beaucaire en particulier. Je fais un tour dans le quartier de la Bastille mais l’ambiance qui existait dans les années 80 avec les galeries et les ateliers d’artiste à bien changé : maintenant, boutiques de fringues et d’objets de déco même si la rue Keller en conserve une ou deux. Le reste n’est qu’un ramassis de trucs à touristes et branchouillés. Triste !!!
Je retrouve Flo à la sortie de l’opéra et nous nous dirigeons vers la place des Vosges dont les pelouses sont elles aussi entièrement envahies par les gens nous trouons un banc pour déguster nos petits gâteaux de chez Le Nôtre. On ne se refuse rien…..
Merci Paris, merci les gens pour ces instants de rencontres. Merci aux amis pour ces retrouvailles toujours riches en souvenirs et joie. A bientôt





















