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Le blog de didier falleur pensées nomades

Tour du Queyras avec Cap'

zedid

On avait prévu Belledonne mais visiblement ce massif ne se donne pas comme ça.

Non, trop d’incertitudes concernant le temps et comme le tracé passe par des parties en glace nous avons renoncé et notre choix s’est finalement porté sur le Queyras. Bon ou mauvais ?

Nous ne le saurons jamais mais au vu du temps moyen que nous avons eu dans cette région du sud, j’ose espérer qu’il fut pire la haut.

Tant mieux pour nous.

Pour une prochaine (deuxième tentative avortée).

Après une journée de transferts en train depuis Tarascon via Marseille nous voilà à Guillestre Mont-Dauphin et quelle est notre surprise d’apprendre que le bus a été supprimé à cause de la journée des brevets des élèves.

Ah ben personnellement, nous, on n’en a rien à fout’ du brevet des élèves c’qu’on veut c’est aller à Ceillac et c’est pas tout prêt mais au dire des gens du coin, c’est chose fréquente de supprimer des bus comme ça leur chante alors, avec le monsieur qui se trouve en rade comme nous, nous affrétons un taxi qui nous déposera d’abord à Ceillac puis au Roux pour lui, bien plus loin dans la vallée.

Ceillac, retour en 2013 avec la découverte de cette vallée merveilleuse et cette fois ci point de départ de notre tour du Queyras. Gite des Baladins, déjà plein de monde mais c’est vraiment le départ de ce tour si réputé alors normal. Dans la chambre, Françoise et son frère Jacky qui deviendront nos compagnons de rando pendant plusieurs jours.

 

Jour 1 : Ceillac – St Veran pas le col des Restonques et le sommet de la Tête de la Jacquette (2757) –  12km - 1200m en tout et 6 heures coules pour commencer.


Beau temps au départ puis qui se dégrade pour finir par du gris et un peu de pluie. Nous croisons les gars du Raid Queyras qui vont se taper 132km et 8300m de déniv. Les premiers le feront en 19h, les derniers en 36. Partis un peu plus tôt, nous retrouvons Fran et Jack au sommet. Ils feront un  détour par les crêtes que nous manquerons. Tant pis.

Gîte des Gabelous, incontournable à St Veran. Visite du village le plus haut d’Europe (2050m) ? Plein de charme avec ses maisons en bois, ses toits en pierre (bonjour la charpente….) et sa bière du Queyras. Un régal !!!! Des grandes photos en noir et blanc disposées çà et là sur les murs illustrent la vie du village au début du siècle. Bien.

Diner avec Fran, Jack et André qui nous accompagnera demain et deux canadiennes sympas qui nous donnent des avis sur les futurs gîtes. On retient.

 

Jour 2 : St Veran – Refuge Agnel (2580) – 12km – 680m – 4h -

 

Pas par le tracé prévu car il pleut à verse ce matin et les visages sont grimaçants. A 9h30, un groupe de 3 courageux se décident par le col de Chamoussière. C’est gonflé. D’autres se décident pour le taxi. Holà !!! Hors de question pour nous et après un long moment d’hésitations, nous nous décidons pour  la voie facile, un mixte de sentiers et de route. On passe de petite pluie à plus forte, à rien, à pluie plus forte, petite, comme ça tout le temps. On trouve une table sous un auvent de maison pour la pause déjeuner.  Bien vu, la pluie redouble. Ca se calme on repart. Arrivée au sec au refuge d’Agnel. Au loin nous apercevons les trois vaillants qui sortent du névé. Le refuge d’Agnel est une entreprise familiale ou l’accueil professionnel (les conseils du boss) font ressentir le manque de chaleur. Mais bon, nous n’y passons qu’une nuit. En plus c’est le plus cher alors que la route qui y amène ne justifie pas des tarifs aussi élevés (3.5€ la 1664…..)? Diner tôt alors on passe le temps avec Fran et Jack à une partie de scrabble. Fran nous met la pâtée malgré mon scrabble……

 

Jour 3 : Refuge Agnel – Col Agnel  (2806) – Sommet du Pain de Sucre (3208) – L’Echalp….en bas…. 8h –

 

Yes !!!!! Grand beau !!!! Ca va donner !!!! Mais ça caille grave : -2 à 7h30, et à peine 3 degrés vers 8h30 au moment du départ. André est déjà parti car il a déjà fait le sommet une autre année et il a une plus longue étape que nous devant lui.

Montée au col Agnel  réservé aujourd’hui pour les cyclistes. Une dame de l’organisation nous offre une barre de céréales que nous partageons.  Ca pince !!! C’est la frontière avec l’Italie.

Montée au col Vieux où nous laissons les sacs pour gravir le Pain de Sucre. Gaffe au haut, c’est encore gelé. D’autres hésitent sur le chemin à prendre. Enfin le sommet et une vue magnifique sur le Viso (3841) qui se dresse majestueusement devant nous. Ouaouhhhhh !!!!!!

Nous profitons pleinement du spectacle pendant plus d’une demie heure avant de redescendre mais gaffe encore, pas mal de passages gelés. Deux heures et demie pour faire l’AR. Comme prévu.

Col Vieux, gros névés à traverser mais pas de pente dangereuse, ça passe tranquille même si une première pour Jack.

Pause picnic au lac Foréant. Splendide espace de beauté.  Passage par le deuxième lac (Egorgé) et descente jusqu’à l’Echalp par une profusion de fleurs et de mélèzes balèzes. A un moment, la vallée s’ouvre et nous laisse entrevoir le toujours majestueux Viso.  Fran et Jack continuent jusqu’à La Monta. Pour nous la journée se termine dans un endroit paradisiaque avec Orval et Barbar au menu. Trop fort ce gîte de 7° Est. Les Canadiennes n’avaient pas menti.

Y’a match de l’équipe de France ce soir alors le patron a installé la télé dans la s.a.m. et nous attendons 8h pour diner mais comme c’est la victoire (offerte…) c’est l’ambiance et en plus c’est bon (et c’est pas fini…)

La chambre est presque luxueuse avec terrasse et salle de bain privée que nous partageons avec Christine et Florence, deux sœurs qui se retrouvent tous les ans pour marcher. Florence habite en Floride et Christine vient de faire 900km entre Séville et la France….ok…..

 

Jour 4 : L’Echalp – Col Lacroix (2300) – Refugio  Jervis (1732 - Italie) – Col Urine (2525) – Abriès - 1500m – 18km -  8h30 –

 

La journée ‘normale’ entre l’Echalp et Abriès nous parait un peu short alors nous décidons de faire oune détour par l’Italie pour rallonger oun peu la sauce (bolognaise).  Montée tranquille vers le col Lacroix nous doublons tout le monde. Ca gaze !!! Pentes fleuries de rhododendrons. Nous devisons en vers avec Cap. Y’a celle là.

Le sentier qui monte dans la prairie

Nous fera-t-il rencontrer la Vacheu qui rit ???

Trop fort hein ????? Je ne me souviens pas de tous …..

Au col, des casemates en ruines nous rappellent le temps des frontières.

Refugio Jervis, deux caffés svp et le temps de se reposer avant la remontée vers la France. C’est drôle de se retrouver là tout à coup. Cool en fait. Les Italiens prennent le casse croute avec du rouge. Hébé !!!

Nous repartons après une bonne pause et nous passons au dessus d’un très bel ensemble de bergeries aux toits de pierres mais le temps se gâte vite et la suite se fera dans un brouillard épais qui nous cachera le paysage. Un névé raide nous fait chausser les crampons. Tout de suite, sentiment de sécurité. On n’a pas vu grand-chose au

Col d’Urine mais très belle ambiance de montagne.

La redescente vers Abriès se fera sous le soleil. Tant pis. Profusion de mélèzes et de fleurs.

Gîte de l’Ancolie Bleue. Le top du top … Super accueil chaleureux. Nous invitons Fran et Jack à boire une bière (Tourmente des Alpes. Bof !!!!  Rien dans le sac cette là) ils ne sont pas dans le bon gîte les pauvres ……

Dîner gastro: apéro, soupe de tomates fraiches, tarte boudin pommes pour les ceusses,  joue de porc au cidre, fromage d’à coté et tarte au abricots exxxxtra et infusion pour clore le tout. Moi j’ai eu droit à des lasagne aux légumes top, le reste j’ai pris aussi sauf leboudinpom.

 

Jour 5 : Abriès – Aiguilles par le sommet du Malrif (2908) et les lacs – 1450m et 8h – 17km

 

Dép 8h00, nous avons rdv avec nos compères mais à leur gite on nous annonce qu’ils sont déjà partis. Quoi ????? Abandon de poste ???? Ca va chauffer mes gaillards !!!!!! En effet sur mon portable (éteint jusque là) Fran me dit : » Réveillés tôt, départ plus tôt, vous nous rattraperez ». On y va. Temps couvert encore.  Cap a la pêche et cavale comme un cabri. Je suis derrière. Arrivés au lac du Grand Laus, nous les rejoignons et suivant le conseil du patron du gite, nous suivons l’ancien tracé GR pour éviter la barre neigeuse qui coiffe le col. Plus facile et plus rapide. Ca caille encore. Au sommet du Malrif (2906), vue ouverte sur la vallée qui mène à Fonds de Cervières (pour plus tard) et cela me rappelle le Ladakh. Pas la peine d’aller trop loin pour voir de belles choses. Nous laissons nos comparses de rando continuer et redescendons tranquillement  vers Aiguilles où le meilleur bar du monde nous attend : 80 bières belges à la carte. Du délire (tremens) !!!!!!!!!!!!!!!

Le choix de Richard se porte sur une Artevelde grand cru ambrée et moi une Jessenhofke Triple  bio (TRPL). Délice !!!!

Le gîte de ce soir La P’tite Auberge ouvre à 16h00. Nous prenons possession de notre lieu de repos et visite de la ville charmante. Excellent diner en compagnie de trois femmes sympas d’Aix/La Ciotat. Elles se lancent pour la première fois dans une rando sans accompagnateur. Le Queyras s’y prête très bien, le balisage est parfait, impossible de se perdre.

 

Jour 6 : Aiguilles >> St Veran par le Pas de Chai (2760), Sommet de Batailler et ses crêtes (2806) et la Gardiole de l’Alp (2786) – 1430m – 16.5 km – 8h –

 

Richard retourne en ville. Je continue seul et je décide de quitter les GR courus pour une vallée plus sauvage (Torrent de Peynin et Vallon de Rasis).

En effet, je n’y rencontrerais personne jusqu’au Pas de Chai ou les randonneurs montent depuis Pierre Grosse.

Rando aventure car très peu balisée mais pas trop difficile car il suffit de suivre la rivière qui monte sauf que je me suis planté en voulant grimper trop tôt.  J’ai du redescendre. A la cabane du Rasis pas de marques sinon un bâton planté dans la pente puis plus grand-chose avant de retrouver un sentier plus haut. Après, des cairns marquent bien jusqu’au col.

Plein de monde et un gars avec des béquilles et une seule jambe qui grimpe comme un dingue. Chapeau bas !!!

Je suis, passage par les crêtes, dernière vue sur le Viso d’un côté et La Barre des Ecrins de l’autre. Pas mal !!!!! Panorama grandiose encore une fois. Ya kici kon voiça.

Redescente tranquille sur Pierre Grosse où un égoïste a fermé le GR pour y faire paitre ses ânes. Je me prends une châtaigne en passant sous le fil. Enfoiré !!!

Dernière remontée pour atteindre St Veran ou je retrouve les Gabelous.

 

En conclusion, le Queyras est une région un peu isolée, on peut s'en apercevoir en passant dans les Gorges du Guil, profondes et encaissées, qui en ferment l'accès. Des sommets accessibles, des vallées ouvertes qui offrent une respiration bienveillante, une proximité avec l'Italie pour le contraste, des gîtes de grande qualité pour l'accueil et la restauration. Que voulez vous de mieux pour randonner ? Bon, je prépare la prochaine car il y a beaucoup de variantes et les possibilités sont quasi infinies . A bientôt Queyras ! Et ta bière !!!!!! (un peu chère ....)

 

www.ancolie-bleue-queyras.com............à Abriès ***** (39€)

www.auberge-queyras.com....................à Aiguilles **** (39€)

www.gite-7degresest.com......................à  L'echalp **** (38€)

www.gabelous.com................................à St Veran *** (38.50€)

 

on peut essayer le Chant de l'Alpe (chantdelalpe.com) à St Veran, parait-il très sympa avec des proprios musiciens mais je ne le connaissais pas avant de faire mes résas. C'est en bas du village.


www.refugeagnel.com............................au col Agnel ** (42€)

 

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