Eloge de la culture
Quatre jours de culture intensive
Celle qui fait pousser les neurones hors des cavités
Cachées de notre cerveau
Celle qui illumine nos sensations
Même si elle propose des moments difficiles
J’ai rendez vous avec Jitesh mais il a raté son train alors j’ai le temps d’aller au musée Fabre avant qu’il n’arrive
Il y a une expo Francis Bacon/Bruce Nauman dans un face à face
J’ai rarement vu de tableaux de ce peintre et l’autre je ne sais pas qui c’est
Ils ont tous les deux travaillé sur le corps et ses déformations
Les corps humains et ceux de bêtes aussi
Le symbole de la cage est aussi évoqué
C’est vraiment bien
Le soir même, je tombe sur un documentaire qui parle de Bacon sur Arte….coïncidence ??? En tout cas j’en profite. Ce mec était vraiment un peu barje.
En face, au Pavillon Populaire, William Gedney: Only the lonely (1955-1984)
Un photographe américain totalement inconnu
Qui propose un regard sur le chômage qui touche la famille Cornett au Kentucky
Après la fermeture des mines de charbon dans la région (celles que Trump veut peut-être rouvrir ?)
12 enfants et des parents qui errent dans un décor de décharge
Corps à demi-nus, automobiles déglinguées
C’est aussi le temps partagé avec des jeunes hippies de San Francisco à la fin des années 60
Squats, errance, musique
Et puis encore d’autres sujets : les compositeurs américains, les parades gay, la vie de sa rue et des voyages en Inde
Des regards, des moments de grande intimité
On se promène dans les rues de la ville et La Panacée propose une expo de dessins ben alors on y va aussi
Pour une première journée c’est déjà très bien
Le jeudi j’ai rendez vous avec mon ami Jean Paul qui vient à Arles pour rencontrer son éditrice en vue de la parution de son prochain polar et bien sur on ne rate pas les expos photos et on commence par Annie Leibovitz (Les premières années : 1970-1983) où je suis déjà venu il y a quelques jours mais 3000 photos à voir c’est sur que je ne me souviens pas de tout. Il nous faut 2h30 pour parcourir toutes les allées de cette immense rétrospective et si je rajoute les deux premières heures passées l’autre jour, ça fera presque 5 heures pour cette expo et ce n’est pas trop car bien sur j’en découvre oubliées. Photographe de la revue Rolling Stone, elle a suivi les plus grands groupes de rock, les musiciens (Lennon, Stones, Who, Springsteen, Patti Smith…… ), les stars de l’époque (Fonda, Wharol….) et certaines campagnes présidentielles (Nixon, Carter) . C’est passionnant et géant car tout le monde ou presque est passé devant son objectif.
Vendredi, retour à Arles il reste beaucoup de choses à voir à l’Atelier de la mécanique ; on a beaucoup aimé ça : Philippe Dudouit
Un chinoise qui se met en situation avec des personnages célèbres, déjà vu mais elle le fait avec beaucoup d’humour
Carlos Ayesta et Guillaume Bresson sur Fukushima ; toujours aussi émouvant
Pendant que JP va à son rdv, je continue vers une salle réservée au surréalisme et Jean Dubuffet
C’est un artiste que j’apprécie énormément dans sa poésie et ça donne ça
Allez, on rentre à la maison la suite demain.
Et le lendemain on file sur Avignon car la Collection Lambert propose elle aussi des expos admirable (j’ai mes informateurs privés). Et c’est pas de la blague :
Leila Alaoui : je te pardonne
La collection privée d’Agnès B. : Elle a tellement acheté de trucs que ça remplit un musée…dingu
Anselm Kiefer : la vie secrète des plantes
Sans oublier des toiles de Keith Haring…..nous y avons passé la journée……sans oublier quelques sculptures africaines disséminées dans la ville dont cet éléphant….
Quatre journées de l’art
Quatre journées intenses
Ou les images se succèdent
Remplissent l’esprit et font croire à une monde meilleur
Nous terminons le weekend avec un film sur Ian Curtis et son disque Closer

























