Journal 4 après le 11 septembre
Les journées se suivent et se ressemblent
Epuisantes
Je sais maintenant pourquoi je ne veux pas travailler plus
Je reviens fourbu, assommé par tant de gestes répétitifs
Qui n’ont aucune valeur en eux mêmes
Sauf d’être abrutissement complet
Oubli de son être et de ses désirs
Les rares plaisirs proviennent des échanges avec les clients
Et la journée avait très bien commencé avec ce monsieur que je connais
Et qui me réveille en me parlant de Houellebecq
Je lui conseille quelques titres
Il repart avec quatre livres de cet écrivain que j’estime
Nous parlons du film de Kerven et Delepine
Et de son enlèvement
Mais ces moments sont trop éphémères pour nourrir les heures
Encore un Gautreaux et puis Confiteor pour ne pas oublier
Je voudrais pouvoir vivre ma passion sans avoir à m’occuper
Des contingences administratives et institutionnelles que j’exècre
Cela serait il possible ailleurs ??????