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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 21:07
Mascleta de Valencia et interview de Melinda St Louis sur le Tafta
Mascleta de Valencia et interview de Melinda St Louis sur le Tafta
Mascleta de Valencia et interview de Melinda St Louis sur le Tafta
Mascleta de Valencia et interview de Melinda St Louis sur le Tafta
Mascleta de Valencia et interview de Melinda St Louis sur le Tafta
Mascleta de Valencia et interview de Melinda St Louis sur le Tafta
Mascleta de Valencia et interview de Melinda St Louis sur le Tafta

On m'avait bien prévenu, la Mascleta c'est vraiment quelque chose de spectaculaire

Bon, un feu d'artifice j'en ai déjà vu pas mal comme cette soirée japonaise à Bruxelles dont le thème était la couleur blanche oui mais la Mascleta, c'est encore autre chose tels des coups de canon répétés rapidement comme un bombardement.

Ah bon ??? Voyons ça, alors on part à Valencia,

Le centre ville est fermé a la circulation et la foule se rend vers la Plaza del Ayutemiento mais on ne peut pas y arriver car c'est déjà blindé de monde alors on attend. Quelques coups retentissent mais encore espacés puis ça se met a péter très fort et à un rythme vraiment soutenu pour devenir un bruit infernal continu durant de longues minutes. La place est envahie de fumée et les feux de couleurs pètent dans le ciel occulté par la fumée. Gonzalo me dit que ce sont plus de 300kg de poudre qui explosent durant ce feu d'artifice et que lors des grandes soirées, ce sont plus de 3 tonnes qui explosent...La vache ... C'est vraiment impressionnant et ça remue pas mal au niveau sensations: il se passe vraiment quelque chose de spécial, de très fort: Une très belle émotion,

puis ça s’arrête d'un coup et tout le monde applaudit. Ouaff.....super expérience !!!!! Vraiment !!!!!

Ah oui, encore un truc, ça dure jusqu'au 19 mars avec un spectacle pyrotechnique par jour et parfois dès le matin. Ça rigole pas en Espagne les festivités......

https://www.youtube.com/watch?v=DoBemvQghjE

Il parait que c'est le meilleur et c'est tout à fait ce que j'ai entendu

Nous partons déjeuner à Russafa (un quartier animé de Valencia, près de la Gare du Nord) avec des amis de Gonzalo, petit troquet syrien qui vaut bien ce coup main : tapas bien sur puis après midi consacré à l'enregistrement de l'interview d'une conférencière qui vient intervenir sur le Tafta à l’université. Elle fait la tournée des capitales régionales : Barcelone, Valencia et demain Madrid. D’après les copains d'Attac, les gens semblent vraiment peu informés ici de ce projet de marché transatlantique. J'ai quand même réussi à lui donner un badge 'TAFTA gueule à la récré' qu'elle a tout de suite adopté. Ça se passe très bien et nous rentrons.

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 17:02
Retour sur les Assises d’Attac – Lille 30 et 31 janvier 2016

Les Assises consistent à demander aux adhérents bénévoles de venir discuter des amendements proposés à la suite de la parution du rapport d’orientation défini par le CA pour les trois années à venir. Elles permettent de débattre sur les 150 amendements afin de les adopter, de les rejeter ou de demander au CA de les reformuler.

Cela évite à tous les adhérents de se prononcer sur la totalité de ces textes et de réduire au minimum leur nombre lors du vote du texte définitif qui sera proposé lors de l’assemblée générale fin mai.

3 phases :

  • Débat en plénière avec adoption ou rejet direct des amendements qui n’ont pas recueilli (pour ou contre) au moins 80% des voix.
  • Ces textes (pour ou contre) sont mis de coté pour passer par un deuxième vote dans un système de ‘World Café’ où deux animateurs (trices) reçoivent à la suite des groupes qui viennent débattre sur un nombre défini d’amendements. Quatre salles pour l’ensemble des amendements à travailler où passent les quatre groupes. Cela permet de définir une option (pour ou contre) qui sera de nouveau présentée et débattue en plénière.
  • La troisième phase revient sur les amendements débattus et sont de nouveau proposés au vote et s’ils ne font pas fait l’unanimité dans l’adoption ou le rejet, ils sont proposés au vote des adhérents dans le texte d’orientation définitif.

Sur les 150 amendements proposés à l‘étude durant le weekend, seuls 4 prendront donc le chemin de l’AG de mai. Très beau résultat donc et merci aux participants.

Sinon, entre autres et par ailleurs, il avait été demandé aux candidats de trouver trois mots qui semblaient le mieux les définir. Bainstoremingue durant tout le weekend avec les copains et les copines avec qui je partageais la loc et on avait bien ri à l’évocation de ‘Travail, Famille, Patrie’, ou ‘Liberté, Égalité, Fraternité’, bien sur pour conclure sur ‘Action, Engagement, Écologie’. Eh bien tout ça pourre rien car on a pris du retard lors du repas et la présentation s’est faite sur l’estrade du restaurant, tous groupés et en donnant notre nom et notre provenance ? C’est tout !!!! Quelle frustration…mais bonne tranche de rigolade…

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 13:30
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages
Lille 2016 - La ville et ses paysages

Sortir de chez soi

C’est déjà voyager

Dès la porte fermée

Tout peut arriver

Il fait encore nuit

Une insomniaque en pantoufles

Promène son chien sur la banquette

Et le trajet jusqu’à la gare

Se fait dans le silence

Dérangé un instant par un train qui passe

Sur le pont plus loin

Le conducteur de bus

Est devenu un complice

Sa musique ressemble à la mienne

Ce matin africaine

Fela et autres inconnus

Aux rythmes entrainants

Nous le remercions tous en descendant

Avignon TGV les copains sont déjà dans le train depuis Marseille

Je les rejoins donc

Un chieur nous invective en lançant : »Y’en qui travaille ici….. »

Je lui réponds : « pas nous, on est à la retraite »

Il s’enfuit plus loin

Sur le trajet deux contrôleurs sympas : Charlie et Bernard, alias Lulu

Viennent discuter avec nous

Charlie fait des dessins/collages dans les rues de Lille et Marseille

Ses deux bouts de voyage

« Correspondance pour le monde entier » lance-t-il à la volée

A l’approche de Roissy

Ça nous fait bien rigoler

Puis c’est la grande plaine du nord

Les éoliennes qui travaillent en cadence

Les terrils qui annoncent Lille

Dont je n’ai aucuns souvenirs

Et il fait bon alors arpenter ses rues

La cathédrale surprend par son espace libéré

Des murs et des piliers massifs

Remplacés par d’élégantes colonnes

Grand ‘place, vieux Lille aux boutiques chics

En se dirigeant vers Wazemmes, la clientèle se diversifie

Et les devantures affichent des prix aux rabais

Marché central, fromagerie improbable et bière locales.

Dimanche, après les assises, je m’évade à Villeneuve d’Ascq

Pour visiter le musée d’art contemporain

Il pleut, il crachine encore, j’aurais pas beaucoup vu le soleil jusqu’ici

Le musée ne présente pas d’œuvres qui me fascinent

Même si les peintes classiques y sont bien représentés

Jean Michel Sanouejand ‘espace peinture 1985’ nouveauté pour moi

Et toujours Flanagan pour ses sculptures lapinesques

Et un très bel échantillon d’art brut (A.C.M….Théo Wiesen….)

Les fusils à tuer la misère

Je rejoins le centre ville et les amis qui font la fête au ‘Cheval Blanc’

Il y règne une sacré ambiance

Ça chante, ça crie, ça se bouscule

Ça rigole sec dans ce petit troquet surbondé

J’ai du mal à me faufiler entre ces corps

Je retrouve Françoise et Hervé autour d’une bonne bière

Et je m’empresse de les imiter

Lille s’en va dans le train pour Bruxelles

La chaussure géante surplombe la gare de sa forme hachée

Bordée sur le coté par un immeuble mordoré

Qui éclaire le ciel plombé de l’après midi

Tout autour ne sont que des tours modernes sans grande originalité

Le train est complet et il ne faut que trente minutes

Pour rallier la capitale des belges

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 07:45
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
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La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
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La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
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La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
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La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
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La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
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La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)
La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)

La ZAc du 104 et les fauteuils réquisitionés à la BNP, le soutien à NDDL, la réunion à la Bourse du Travail, le rassemblement Avenue de la Grande Armée (rouge)

L'auditorium de Radio France
L'auditorium de Radio France

C’est prévu depuis belle lurette. Je monte à Paris pour la manifestation du 12 décembre et la clôture de la COP21 mais après les heurts de la Bastille je me demande bien ce qui va se passer.

Jeudi, je fais un tour à la ZAC du 104. Peu de monde, c’est vrai qu’il est encore tôt mais quand même déjà du monde au sous sol pour le dernier briefing avant le rassemblement prévu le samedi. On y égrène les précautions d’usage en cas d’affrontement avec les barbares flics (voir vidéo de la Bastille justement) : comment serrer les points en cas de menottage pour ensuite les relâcher et avoir plus d’espace, connaître les noms des avocats qui vont nous défendre, les risques encourus en cas d’amendes. Je laisse car je n’ai absolument pas l’intention de me faire prendre dans une telle souricière. Dans le hall, des stands informent sur des techniques alternatives : éoliennes, capteurs solaires, cuisine autonome, etc.……Dans une autre salle, les chaises réquisitionnées à la BNP sont les bienvenues pour s’assoir. On s’active à peaufiner les dernières banderoles. J’aperçois Geneviève Coiffard qui court dans tous les sens pour annoncer le rassemblement place Stalingrad en soutien à NDDL. J’y vais, j’ai fait un peu le tour de ce qui se passe ici. Ce soir à 18h00, Naomi Klein doit tenir une conférence. Il y aura plus de monde c’est sur !

Place Stalingrad, les zadistes ont organisé une cantine et les prises de paroles se succèdent. Geneviève est en direct avec un avocat et annonce une suspension des expulsions. Applaudissements !!!!! Puis, un représentant de Vinci joué par un acteur épatant vient nous faire des déclarations de ses comportements exemplaires et bienfaiteurs pour la société : sifflets généreux !!!!!

Sur le boulevard adjacent, quelques dizaines de cars de CRS attendent des ordres. Ambiance !!!!

Je m’éclipse doucement pour place St Miche ou m’attend le Capitaine Thomas Sankara à l’affiche du cinéma. Super documentaire sur ce révolutionnaire burkinabé (voir critique). Je pensais poursuivre mon après midi cinoche avec Joe Hill au Grand Action mais je me contente d’un thé dans une belle ambiance chinoise (Oloong) et je rentre. Bonne journée !!!!

Vendredi matin, je rejoins le siège d’Attac rue Voltaire. Ca grouille de monde, activités intenses et la bonne nouvelle qui tombe : le préfet a autorisé les rassemblements de la Grande Armée et du Champ de Mars du coup certains grincheux se demandent ce que devient la désobéissance civile si ça devient autorisé….Pour rire bien sur. Personnellement, je préfère. Je retrouve plein de copains et copines, les salles sont envahies. Petit tour à la librairie Quilombo adjacente, genre d’endroit où j’aurais bien aimé taffer mais peu probable à Tarascon …..Tiens, il y a aussi les éditions Kambourakis dans cette rue décidément très bien fréquentée !!!!!!

A 13h00 nous avons rendez vous à la Bourse du Travail pour une dernière mise au point sur les rassemblements de demain. Je m’y rends donc. Plein de monde dans ce magnifique endroit qui nous rappelle le temps où le travail avait une vraie valeur.

Je m’éclipse vers 14h00 pour retrouver mon amie Catherine et notre après midi consacré aux expos mais en galeries cette fois dans un parcours choisi : Galerie Putmann pour un hommage de ses pairs sous formes diverses (mouais bof….). En revanche, toujours dans la rue Quimcampoix, Fait et Cause expose des photos sur l’environnement et les dégâts causés par la crise climatique.

"CAUSES et CONSÉQUENCES"
9 regards sur l’environnement
à l’occasion de la COP 21
Photographies :
Nicola Bertasi - Stéphane Bouillet - Viviane Dalles - Nanda Gonzague - Frédérique Jouval Nicolas Mingasson - Micha Patault - Jules Toulet - Federico Tovoli

1.12.2015 au 30.1.2016

Puis petit passage par la galerie Mediart et des céramiques rigolotes. Rue du Temple, la Galerie Goodman expose deux œuvres de Boltanski : des photos imprimées sur des rideaux que l’on traverse, le tout éclairé par ses habituelles petites ampoules cerné par deux mots : départ et arrivée. C’est plaisant. Au sous sol, un film en plan fixe et un plancher recouvert d’herbes et de fleurs nous transposent dans le désert d’Atacama. Belle ambiance contemplative. Le clou de la journée sera tout de même proposé par la Galerie Templon et une rétrospective de travaux d’artistes belges tels Borremans, de Bruyckere, Buggenhout, de Cordier, Delvoye, Fabre, Op De Beeck, Tuymans et Van Imschoot. Impressionnant !!!!!

thé chez Terre de Chine (encore rue Quincampoix) et nous nous séparons. Riche journée pas encore tout à fait finite car le soir nous avons droit à un petit concert à Radio France : Lindberg, Rautavaara et Sibelius, des musiques du nord c’ets le weekend qui veut ça, l’occasion aussi pour nous (Flo et moi) de découvrir le nouvel auditorium et comme c’est loin d’être plein, on se retrouve au premier rang de balcon, juste au dessus des contrebasses. Ouahou…quelle classe : super son, clarté vraiment bien et pour 10 balles c’est que dalle !!!!! Merci Paris !!!

Samedi – Nous partons avec Florence rejoindre son ami Jean et retrouver les autres avenue de la Grande Armée. Barrages de flics mais après un léger contrôle nous rejoignons la foule sur l’avenue fermée à la circulation. Visages éberlués des commerçants devant cette masse de non clients ; certains ont carrément baissé les rideaux, c’est déjà ça de gagné pour le climat. C’est vrai que cette avenue est la mecque des magasins de motos.

Ca afflue, ça afflue et le rouge est de mise pour signifier la ligne à ne pas dépasser tel le mur dressé au milieu de l’avenue qui explosera pour passer de têtes en têtes dans une grande clameur !!!!!!

Nous restons deux heures puis le signal de la dispersion est donné par les cornes de brume. Très beau moment de mobilisation et symbole fort que cette avenue bordée d’un coté par l’arc de triomphe symbolisant la mort des soldats de la guerre et de l’autre la grande arche, symbole elle de la mort future des condamnés climatiques et même si ce rassemblement parait bien dérisoire par rapport aux enjeux et les forces contraires qui dominent, nous ne lâcherons rien !!!!! Des tulipes tapissent le long ruban rouge posé au sol…

Nous abandonnons l’idée de continuer au Champ de Mars. Ca suffit pour nous.

Dimanche et lundi seront des jours plus calmes : une pièce de théâtre « Grec cherche grecque » une création de Emile Salimov d’après Friedich Dürrenmatt au Vingtième théâtre où la fille de mon amie Catherine à un petit rôle et un concert au Petit Bain avec une soirée nordique : Vendège (pas vus arrivés trop tard), The Group, association suédo-finlandaise expérimentale avec Casper Clausen à la voix (qui peut faire penser parfois à Jim Morrison dans sa déclamation) et pour terminer Anna Von Hausswolf dans le genre pop funèbre pêchue mais certainement pas lugubre… Lundi je me contenterai de l’expo d’Agnès Varda présentant les photos qu’elle a faites pendant son séjour à Cuba an 1962 en compagnie d’Annik et Christophe, des amis parisiens. Sans casser des briques, le film collage possède un bon rythme mais il manque à mon gout une insertion dans le paysage intérieur.

Eh ben voila fin des aventures de Paris en décembre. On se retrouve l’année prochaine. La bize

Mer du Nord par de Cordier, The Group et Anna Von Hausswolf au Petit Bain
Mer du Nord par de Cordier, The Group et Anna Von Hausswolf au Petit Bain
Mer du Nord par de Cordier, The Group et Anna Von Hausswolf au Petit Bain

Mer du Nord par de Cordier, The Group et Anna Von Hausswolf au Petit Bain

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 18:51
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015
Marche pour le climat - Marseille 29/11/2015

Rassemblements interdits....oui mais à Paris. A Marseille on y va, on se retrouve près de la mairie et peu à peu la foule se fait plus compacte, distribution de tracts montrant clairement le thermomètre et ses deux degrés à ne pas dépasser. La chaine de forme et commence à remonter le vieux port puis la Canebière. Il nous faut une heure trente pour parcourir les 2 km jusqu'au Parc Longchamp. Près de 3000 personnes ont participé à ce beau moment de solidarité en criant bien fort que l'état d'urgence était climatique avant autre chose....

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 10:20
Cri !!!!!
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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 12:39
Lundi 16 novembre
Lundi 16 novembre
Lundi 16 novembre
Lundi 16 novembre
Lundi 16 novembre
Lundi 16 novembre
Lundi 16 novembre
Lundi 16 novembre
Lundi 16 novembre
Lundi 16 novembre
Lundi 16 novembre
Lundi 16 novembre
Lundi 16 novembre
Lundi 16 novembre

J’appelle Nicolas et il me dit qu’il sera de passage à Paris aujourd’hui. Nous prenons rendez vous. A midi, nous observons la minute de silence en nous arrêtant là où nous nous trouvons comme beaucoup de gens dans la rue. Je suis tout de même étonné que tout le monde ne le fasse pas comme si ses propres gestes, ses propres préoccupations étaient plus importants que cette minute, ces 60 secondes d’arrêt en hommage à ces vies fauchées. Cela aurait été beau une ville silencieuse durant une minute. C’est un déjeuner tranquille, abasourdis comme nous sommes par les événements mais nous nous racontons nos vies depuis notre dernière rencontre et nous nous promettons de nous revoir bientôt et de tenter de réunir ses anciens élèves au printemps à Passy. On verra car je ne sais pas si j’ai vraiment envie de voir ces gens mais pourquoi dire non tout de suite.

Dans l’après midi je marche doucement dans la ville, le jardin du Luxembourg est fermé….Jamais vu ça. Un énorme bruit fait sursauter les gens, juste un échafaudage en construction. C’est dire la tension qui traine.

Je pensais aller au cinéma mais je n’ai pas envie de m’enfermer dans le noir. Il me faut de la lumière et des sourires. Je retrouve Annick à l’Hôtel de Ville et je continue avec elles cette promenade. Passage dans le quartier des riches où les jeans s’affichent à 359€, une bagatelle !!!! L’immeuble ou vécut Olympe de Gouges. Le chantier des Halles avance et La Canopée prend forme. Petite visite à l’église Ste Eustache, rien de spécial la dedans. Annick achète un beau manteau tout neuf et nous nous arrêtons un moment dans un café. Je la quitte pour retrouver Florence et Xavier à Bonne Nouvelle. Ah ça, ça sonne bien. Les Biocoop de luxe de Paris s’appellent Dada (mais les prix ont l’air identiques avec celle d’Avignon). Nous nous réfugions dans un restaurant japonais qui ressemble plus à une coopérative avec ses légumes (bio) bien en évidence et sa cuisine toute ouverte (Le Nanashi, rue de Paradis). Nous somme rejoins par Nel et son amie Sophie. Nel avait fait un séjour chez moi via Coughsurfing et nous sommes devenus potes. Repas partagé ; bentos végé, poisson ou viande suivant les gouts c’est bon et ça change. Le carrot cake est délicieux. Encore un beau moment d’échanges, de rencontres et dans cette période troublée rien ne peut remplacer ces instants d’amitié et de paroles.

Chacun reprend son chemin. Dernière nuit à Paris.

Mardi 17 novembre. Juste une remarque : il n’y a absolument aucun contrôle lors de la montée dans le TGV malgré un nombre important de personnel SNCF sur le quai de la gare de Lyon. Je croyais que nous étions en état d’urgence ; visiblement pas pour tout le monde.

Je reviens sur le concert de vendredi soir, « silencieusement » de Nicolas Frize, le compositeur qui trimballe ses micros dans le documentaire : ‘C’est quoi ce travail ?’. Surprenant dans la forme, des scènes musicales éparpillées dans le bâtiment des archives nationales mais à mes yeux manquant d’intérêt dans sa totalité. Très bon passage pour le moment "enfance et oubli" pour ténor, théorbe et clarinette basse avec voix d’enfant ainsi que "reconnaissance" pour piano et projection vidéo mais le reste est un peu foutraque comme la première pièce où les voix ne se font pas bien entendre surtout celles des enfants. Quant à la déambulation des chanteurs dans la pièce d’eau, si elle est esthétique, elle manque vraiment d’intérêt et c’est pourquoi nous sommes partis avant la fin. Dommage par exemple pour la pièce de percussions que l'énergie n'ait pu s'exprimer pleinement car à la fin ça commençait à devenir bien.

Nicolas Capelle était mon prof de français et d’espagnol au collège Passy Buzenval en 1971 et il est maintenant responsable d’une maison de retraite pour Frères à Athis Mons.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 10:22
TAURUS

Bienvenue à Taurus, une pièce céramique de Jean François Thierion

forme tournée en grès, cuisson gaz à 1280°

diamètre 27cm - hauteur 17cm

Galerie Terra Viva - St Quentin la Poterie

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 08:32
Le soldat Antoine et Festival Paroles Indigo
Le soldat Antoine et Festival Paroles Indigo
Le soldat Antoine et Festival Paroles Indigo
Le soldat Antoine et Festival Paroles Indigo
Le soldat Antoine et Festival Paroles Indigo
Le soldat Antoine et Festival Paroles Indigo

Paris, 1900. Antoine fête ses 6 ans et sa mère l’emmène à l'exposition universelle pour son anniversaire. Il y fait la rencontre de Fetnat, jeune garçon de son âge enfermé dans le "Village nègre". Alors qu'il fait ses études de médecine, la guerre est déclarée et il part au front.

C’est donc sa vie et celles de ses copains que le metteur en scène choisit de nous décrire, la vie absurde de ces soldats réglée par les ordres tout aussi absurdes et le quotidien déplorable qu’ils ont à subir. Patates et rats pour améliorer l’ordinaire. Puis l’assaut est ordonné et Antoine perdra beaucoup de ses amis et lui-même blessé sera secouru par Fetnat avec qui il décide de fuir, enfin par pour tout le temps, mais juste le temps qu’il faut pour embrasser sa mère dans le désert et qui doit se faire du souci pour son fils.

Créée à Tanger pour la première fois le 11 Novembre 2014, le festival « Paroles Indigo » nous a offert le bonheur de voir cette pièce pour acteurs et marionnettes. Jouée par une douzaine d’acteurs au Maroc, il n’a pas bien sur été possible de permettre à tous ces gens de venir en France des fois qu’ils auraient des envies de ne pas revenir chez eux et c’est une pièce remaniée et jouée par seulement deux marionnettistes que nous avons pu voir ce soir. Mais la magie était bien présente et les personnages extrêmement vivants et expressifs. La pièce de Gaël Massé décrit tout en finesse et subtilité la vie de ce garçon, ses rencontres, ses amitiés et ses questionnements. Les acteurs (Mélanie Devoldère et Hicham Zouitni ) sont magnifiques appuyés par un percussionniste inventif et un jeu de lumières étonnant. Un merveilleux spectacle à ne pas rater s’il passe dans votre ville ou votre région. Grand merci.

http://ciesingeshurleurs.blogspot.fr/p/le-soldat-antoine-spectacle.html

Dans le cadre du festival était proposée samedi à Arles une rencontre :

"De Beyrouth à Bamako au reste du monde" avec Tadia Hadjithomas Mehanna éditrice au Liban et initiatrice du mouvement et de l'ouvrage Positive Libanon, un éditeur tunisien, la LDH et une représentante d' Aminata Traoré qui n'est pas venue à la suite d'un décès dans sa famille. Très beau débat.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 19:02
La vie est coule au Coulet
La vie est coule au Coulet
La vie est coule au Coulet
La vie est coule au Coulet
La vie est coule au Coulet
La vie est coule au Coulet
La vie est coule au Coulet
La vie est coule au Coulet
La vie est coule au Coulet
La vie est coule au Coulet
La vie est coule au Coulet
La vie est coule au Coulet
La vie est coule au Coulet
La vie est coule au Coulet

Ma vie est libre comme le temps qui ne m’échappe plus

Je le décide et le façonne selon mes envies

Et pourquoi pas faire un tour sur le Larzac

Où je ne suis pas venu depuis un moment

Il est temps de revoir ces paysages

D’autres amis ont décidé d’y vivre

D’y couler des jours heureux

Les enfants peuvent y jouer sans avoir peur

Au milieu des chemins et des villages de pierres

La moto trépigne dans l’écurie

Il est temps de rependre la route

Belle et sinueuse à souhait

Petits chemins de traverse loin des foules et des embouteillages

Sauf celui qui m’annonce le vin que j’aimerais certainement boire

Je m’arrête

Je déguste

Y’a du mourvèdre la d’dans

Y’en a aussi

Je repars avec

Ça fera plaisir aux copains de là haut

Le route serpente jusqu’au Col du Vent

Et je n’invente rien même s’il ne culmine qu’à 703 mètres

Ça vaut le déplacement d’air si on veut aussi

Le plateau où j’ai déjà cheminé

Les routes minuscules où les graviers font presque chavirer

La bête juste rattrapée

Sans compter les vaches qui se promènent au bord

J’arrive au Coulet, je suis à bon port.

Je plante la tente dans le jardin

Maison trop petite pour accueillir les gens

Ça me va aussi ce genre d’arrangement

Le petit hameau du Coulet se trouve à la pointe nord est du plateau du Larzac, dans sa partie la plus méridionale. Bordé au nord par les gorges de la Vis et le fameux cirque de Navacelles, au nord-est par la montagne de la Seranne et au sud par les terrasses du Larzac qui amènent doucement à Montpellier et où il y a du très bon pinard. Le hameau est au bout du monde et il faut vraiment avoir de bonnes raisons pour y aller mais justement, j’en ai. Haut lieu également de la culture celtique, les prés et autres bosses des alentours sont parsemés de menhirs et dolmens remarquables. J’avais découvert cette région il y a 9 ans déjà quand j’en avais fait le tour en trois jours au départ de St Maurice de Navacelles (via St Guilhem le Désert et La Vacquerie et sa bonne auberge) puis m’ayant lié d’amitié avec un couple résidant sur le causse de Blandas (de l’autre coté des gorges de la Vis, menhirs, dolmens, cromlechs et Pic d’Anjeau) j’avais continué de parcourir sa région avec grande joie que j’ai partagée par la suite avec des amis lors d’autres randonnées.

Immense plateau calcaire où la végétation rare se compose essentiellement de buis, de chênes verts et autres buissons épineux, le sol est caillouteux et vient à bout rapidement des chaussures trop tendres mais j’aime ces paysages arides alors j’y reviens.

Le hameau est vivant grâce à ses familles jeunes et leurs enfants. Les vieux aussi mais ils font déjà partie du paysage. Jean Ferrat, sa moustache blanche et son 125XLR pour chanter « Que la Seranne est belle » et parcourir les chemins sans casque bien sur. Le Pons et son chien qui aboie trop et l’autre chasseur qui construit un chenil (sans rien demander) pour 5 clébards et qui en met 25 et ceux là aboient vraiment trop et trop souvent et des envies de massacre se font parfois sentir. Ce couple d’italiens et leur petite fille. Ça fait du monde et c’est bien. Un peu à l’écart Nicolas, sa femme et leurs trois filles complètent le tableau des animations. Ils donnent, eux, dans l’élevage de cochons en liberté qui parait-il, font le bonheur des meilleures tables de France.

Le soir, nous partageons le repas avec Jean, un électricien artiste ; Christophe, fils de maire et qui tente vainement de le devenir, Damien mon hôte, comédien et ancien rugbyman (ça tombe bien c’est la coupe du monde) et bibi pour compléter le tableau. Ça discutaillera tard dans la nuit avec la petite poire finale qui arrive à pic.

Jean est ici pour réparer les dégâts causés par le dernier orage et on peut résumer la situation par ces mots : tout a cramé. Il a du boulot.

Christophe se promène entre là et là et ici ça tombe juste au milieu. Damien y habite et moi je visite.

Le lendemain, les uns repartent, les autres s’affairent. Je donne un coup de main.

Le jour d’après je pars marcher : Larret, menhir et ancienne ferme du Maquis de Valmy, Peyre Martine avec vue splendide sur le couple Pic St Loup-Hortus, La Sauvie, Vallon du Loup, Le Rancas (gite), Le Ranquet (ruines) et retour au Coulet (21km – 6h avé les arêtes). Guylène est revenue, la famille est complète et les enfants contents.

Le jour suivant, je repars de St Maurice grâce à Damien qui m’emmène. Il me fait découvrir la maison de Paul Dardé (1888-1963), un sculpteur extravagant qui l’a construite tout seul et quand on voit le morceau on peut deviner le caractère du type en question. Commencée en pierre, continuée en bois, faute de moyens il la terminera en utilisant des matériaux de fortune tels pneus et autres récupérations. Elle sert maintenant d’atelier et de résidence d’artistes mais parait tout de même un peu à l’abandon ; manque de moyens encore ????

J’entame ma descente dans les gorges de la Vis mais au bout d’une heure, ma tendinite réapparait soudainement m’obligeant à boiter jusqu’à Blandas (20 kil quand même). Un arrêt prolongé à Navacelles me permet de la soigner un peu en plongeant ma cheville dans l’eau fraiche. Ça fait iech.

Blandas, je retrouve mes amis du Mas Barral, Isabelle et Antoine. Nous discutons un moment, Isabelle tente gentiment de me masser le tendon (huiles essentielles) mais ça fait très mal. Antoine me raccompagne jusqu’à Navacelles où Damien vient me récupérer. Je n’oublie pas de leur acheter un petit pâté de porc à la Sarriette (c’est eux qui le font, ça craint pas, les copains vont apprécier).

Samedi je reste tranquille, « il va falloir que t’apprenne » qu’on me dit. Je me le dis aussi. Un nouvel ami arrive avec ses deux jeunes enfants, Il plante aussi la tente dans le jardin.

Dimanche, ballade à vélo jusqu’au chêne centenaire. Le retour est plus dur et j’aide la plus jeune en la tirant avec une sangle. Elle est trop drôle. Son père (italien) a beau l’encourager, son petit vélo n’est pas fait pour des chemins aussi caillouteux et en montée de plus. Pour faire plaisir aux garçons de Damien et Guylène, je les emmène faire un tour avec la béhème ; un sur le réservoir et l’autre sur la selle. Trois sur une moto (avec casques quand même) ça faisait longtemps que je n’avais pas fait ça mais au Coulet on peu et quand le petit Adrien (3 ans) me sort : « On met le turbo ? » une petite pointe à 100 enchante tout le monde.

Lundi, école pour les petits, bricolage pour les grands et retour pour moi. Je reviens c’est sur

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