Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 07:49

C’était en 1973, ne sachant quoi faire de ma peau avec un bac mention passable dans la poche, je me retrouve à Nice pour passer des concours d’entrée à l’École hôtelière. Y’a deux sections, Hôtellerie et Tourisme. J’essaye le deux, on verra bien. La première ne passe pas, la deuxième oui, touriste pourquoi pas ?

Trouver un logement. Seul. Je me retrouve paumé dans les hauteurs de la ville dans un appart un peu sordide. Changer vite… je me fais pote avec Xof, un gars de ma classe. Les filles restent entre elles. On choisit un appart boulevard de la Californie en face de la mer mais c’est loin du centre et le soir on ne voit personne, vraiment pas la vie qu’on rêvait comme étudiants.

On rechange et on se retrouve rue Masséna dans une piaule immense dans un appart loué par deux élèves de l’école hôtelière, plein centre et à deux pas de l’école. On se calme…

Deux années d’études qui m’ont plus poursuivi que moi les poursuivre. J’avais ma moto et je n’étais pas le seul dans le cas. On s’est vite trouvé un box en face de l’école pour garer nos meules. Triumph Bonneville pour L., 500 Honda Four pour B., 250 GT Suzuki pour Bibi. Il devait y avoir une Duc mais je ne me souviens plus de tout. En revanche, ce dont je me souviens, c’est que le matin en allant au bahut on se demandait parfois avec quelques uns rencontrés sur le chemin si le planning valait vraiment le coup d’aller se faire chier sur les bancs de l’école ou si c’était pas plutôt mieux de prendre les bécanes et d’aller se tirer la bourre sur les routes de l’arrière pays Niçois. Ça arrivait donc souvent qu’on faisait demi-tour pour enfiler les combardes et de vider les réservoirs car à l’époque et de ça je me souviens bien, le super coûtait 0,85ct (0,22€) le litre soit que dalle même pour des étudiants désargentés.

Alors forcément, le jour de l’examen, je me suis fait rétamer. Faut avouer aussi que ça n’a pas du plaire au corps enseignant le jour où j’ai dit à la vieille bique de prof d’anglais que ses cours c’était : "Comme pisser dans un violon". Elle m’a jeté dehors.

L’année suivant je faisais mon armée comme on disait à l’époque et pour les faire chier, je me suis présenté en candidat libre et en tenue de bidasse et je me souviens encore de leur commentaire : «Ah, enfin, vous êtes sérieux maintenant ! » Ça n’a pas loupé, j’ai eu mon diplôme en pure formalité. Ça a fait plaisir au pater qui avait eu l’impression de m’avoir payé deux années de vacances à Nice. Pas faux, dirais-je, un peu vrai même. On peut dire que j’ai appris à piloter une moto sur les routes du coin…. pas beaucoup de lignes droites, beaucoup de virolos. Ça a au moins servi à quelque chose car pour le diplôme, je crois qu’il ne servait pas à grand-chose à l’époque, tout le monde pouvait être Agent de Voyages.

Alain Renouf

Back to ze seventizes

Départ du Rallye de l’École Hôtelière

et 'Bricolage' après petite gamelle sur la Moyenne Corniche....tout le monde rigole

Deuxième rallye Hôtelier. Il fallait se déguiser et décorer nos véhicules. Ça donne ça : La 'Hondadazuki'

des Cromagnotards

Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Back to ze seventizes

Ma v’la donc de retour sur les terres d’Estrosi qu’à l’époque on appelait l’Estrasse et qui roulait aussi sur des motos mais dans un championnat du monde. J’ai du le croiser lors de sorties avec le Centaure Club de Nice assez connu pour avoir hébergé Alain Renouf (1947-74). Ça rigolait pas sur la Corniche. Il a du vite s’apercevoir que la politique allait rapporter plus que de risquer sa peau sur les circuits. On connaît la suite.

La gare

La poste

Le Musée des Beaux Arts

Les immeubles de la ville

La 'Fausse' Galerie d'art de Jean Moulin

Détails façade Art Déco

Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Back to ze seventizes

La ville a beaucoup changé, finie la circulation débile dans le centre ville. Les rues et les places sont devenues piétonnes et même l’avenue Jean Médecin laisse passer un tram en son milieu entourée de grands trottoirs. Il doit se retourner dans sa tombe.

Le Payon a été recouvert et laisse sa place à une grande coulée verte où tout le monde se retrouve sur les pelouses et les jeux d’enfants. Musées, pistes cyclable, tram…. Méconnaissable.

Première déception, l’école hôtelière n’existe plus. La rue a été élargie, les bâtiments détruits pour laisser place à des grands immeubles et le tram. Notre petit immeuble de la rue Andrioli aussi, abattu pour du neuf. Ouf, le 28 rue Masséna est toujours là mais la rue est devenue piétonne et les bars et terrasses ont envahi les trottoirs. Ça doit faire un barouf de tonnerre la nuit.

Je marche, je marche et je marche encore. Rien de tel pour voir une ville. Place Garibaldi toute de jaune vêtue, les rues du vieux Nice et sa cohorte de touristes en quête de Socca. Je m’arrête chez le plus fameux juste avant le cohue. Ouais ben c’est plus ce que c’était.

Lycée Masséna

Place du même nom

et façade d’Hôtel 'De Luxe'

 

Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Back to ze seventizes

La rue Andrioli - Fruits et Fruits, poulets rotis

et le 28 rue Masséna

Back to ze seventizes
Back to ze seventizes

Promenade des Anglais, le Vieux Port et la place Garibaldi

Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Back to ze seventizes

Le ville rend hommage à Fabio Quartararo qui vient d’être sacré Champion du Monde en MotoGP. Deux siècles que le pays attendait ce résultat. Un bel hommage. Estrosi ne pouvait pas manquer ça.

La serrurerie de son père....devenue culte, les panneaux et les trams de la ville.

Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Back to ze seventizes
Partager cet article
Repost0

commentaires