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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 14:40

Trois sont encore en course et deux hors course pour avoir fait une escale. Sam Davies s’est arrêtée au Cap et Isabelle Joshke à Salvador de Bahia. Elles rentrent ensemble.

Aujourd’hui c’est une femme qui franchit l’arrivée : Miranda Merron, franco-britannique, 51 ans et premier tour du monde. Son mec s’appelle Halvard Mabire, ressemble à un viking et n’est pas manchot non plus même s’il est né dans le coin (https://fr.wikipedia.org/wiki/Halvard_Mabire).

Cette parenthèse va s’achever bientôt et avec elle, le spectacle des bateaux navigant sur les mers du globe.

Ces femmes et ces hommes nous auront permis de nous évader de nos petites cellules de confinement certainement plus confortables que leurs espaces réduits, bruyants et humides.

27.656 miles soit 49.780km en 101 jours soit 2424 heures de navigation et une moyenne de 20km/h. Comme dit Clarisse, à peine plus vite qu’une mob. Mais je ne connais pas beaucoup de mobs qui peuvent rouler 24/24h et durant 101 jours.

Éloge de la lenteur et c’est certainement pour ça que le vélo et la marche prennent autant d’importance dans ma vie. D’abord j’ai le temps donc je ne vois pas pourquoi je n’en profiterais pas et c’est moi qui décide de mon agenda.

Mais quand elles et ils seront tous rentrés, nous n’aurons plus ce bonheur de les retrouver sur leur bateaux à nous raconter leur quotidien, leurs déconvenues ou leur joie d’admirer un coucher de soleil ou un vol d’albatros.

Heureusement, il y a Bazin et ses « Bienheureux de la désolation » qui me permet de vivre un peu avec ces îliens...C’est un très bon livre passé un peu inaperçu en France lors de sa sortie en 1968 car les gens pensaient un peu à autre chose que du sort des habitants d’un île que personne savait où elle se trouvait et même si Bazin use d’une langue un peu surannée, elle décrit parfaitement l’abîme qui sépare des gens habitués à vivre de rien, de troc et de pêche face à un monde matérialiste où l’argent domine. Mais pourquoi faire, semblent ils dire ?? En effet, on peu se poser la question.

Hier en me rendant à Arles sous un soleil radieux et chaud, presque 27° sous ses rayons, j’ai retrouvé la buse qui traîne sur le chemin. J’ai ralenti et cette fois ci, alors qu’elle était plantée sur un fil électrique, elle ne s‘est pas envolée sur mon passage et j’ai pu voir sa tête qui tournait en même temps que je passais. J’ai essayé d’imiter son cri et elle peut-être pensé que j’avais fait des progrès. Super cadeau Mme la Buse. Merci.

Pas de vent ou presque, une journée idéale pour rouler….ce qu’ont fait beaucoup de cyclistes car j’en ai croisé pas mal, les prétentieux que l’on croise aux carrefours et leurs vélos à prix d’or qui ne saluent pas et les sympas qui font des sourires et qui sont aussi contents que moi d’être là. J’ai choisi mon camp.

Mais le temps que je me retourne il n’en reste plus qu’un. Ari HUUSELA semble prendre son temps pour rentrer et il a bien raison. S’il veut aller vite il prend l’avion. Ça sent la fin.

 

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