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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 08:19

Lors de mon trajet habituel pour aller à Arles et en revenir, je suis donc passé par la réserve animalière, qui n’en est peut-être pas une non plus, mais il y a tout de même des animaux en liberté derrière la grille. Et cette fois ci, l’antilope se trouvait tout à fait de l’autre coté et j’ai pu bien l’observer avec ses longues cornes torsadées et son pelage noir et blanc. Tout compte fait, il n’est pas vraiment nécessaire d’aller en Afrique du sud pour en voir. Je me suis approché doucement mais elle m’observait soigneusement et malgré la grille qui nous séparait elle a préféré s’enfuir et c’est là que je l’ai vue effectuer ses sauts si gracieux où elle se déplace par bonds des quatre pattes en même temps et plusieurs fois. Normalement, on voit ça dans les films tournés dans les réserves mais là c’était devant moi, pas loin de Barbegal. Totalement magique !!!!!!!!!!!!!!

Plop, plop, plop plop ! Et elle a vite disparu….

Encore de belles susprises

À la médiathèque, la bibliothécaire avec qui j’échange habituellement m’a proposé deux nouveaux livres : Croquis-démolition de Patricia Cottron-Daubigné et Atelier 62 de Martine Sonnet. Deux livres sur le travail et le monde ouvrier. Je suis reparti en plus avec un film de Bo Widerberg : Le quartier du corbeau. Suède années 36. De plus, c’était l’anniversaire de la Biocoop et y’avait tout à -10 %. Y’a des jours comme ça, ça vaut le coup.

Croquis-démolition évoque la fermeture d’une usine de roulements et bien que l’auteure appelle l’entreprise KSF, je sais bien qu’il s’agit de SKF pour en avoir tenu de nombreux dans mes mains et voir cette marque affichée en grand sur les essieux des trains. Ça, c’est pour ceux qui prennent le train ou qui s’intéressent à la mécanique. Ils ont bonne réputation comme les FAG.

Dans une prose se rapprochant souvent de la forme poétique, elle décrit les phases successives de réduction de personnel jusqu’à la fermeture définitive et la délocalisation en Roumanie. Le passage où le patron livide doit marcher sur le drapeau de son pays au milieu de la haie serrée des ouvriers comme celui ou cette fois ci, ce sont les bleus de travail qu’il doit piétiner sont des moments forts du livre.

Le second m’interpelle encore plus car il raconte la vie d’un ouvrier de la forge Renault à Billancourt et cette forge je le connais bien pour être passé devant de nombreuses fois sur la route de mon collège dans les années 65 et plus tard et je me souviens de cette lueur extraordinaire qui jaillissait de l’usine quand les hauts fourneaux déversaient leur acier incandescent au bout de l’île près du pont de Sèvres. D’autant plus interpellé car cet ouvrier et sa famille habitaient à Clamart dans les immeubles en briques rouge que je voyais depuis ma chambre, des presque voisins que nous ne fréquentions pas même s’il nous arrivait de les croiser dans le quartier des Trivaux sans pour autant les connaître.

Sur la couverture, c’est le père de l’auteure que l’on voit marcher, un gars costaud de Normandie qui vient chercher à la capitale un avenir meilleur pour lui et sa famille. Le livre décrit de façon remarquable les conditions de travail de ces ouvriers de la forge et le peu de reconnaissance et la (très) lente prise en compte de la pénibilité par l’encadrement. Passionnant même si affligeant mais on sait que cette histoire se répète à l’infini!!!

Le quartier du corbeau est considéré comme un des meilleurs films suédois dans la lignée des film de Cassavetes et autres génies du cinéma. Bergman trop théâtral alors que Widerberg s’intéresse plus à la réalité quotidienne.

 

Encore de belles susprises
Encore de belles susprises
Encore de belles susprises
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